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« Le Diable s’habille en Prada 2 » : pourquoi ce sera sans moi

Dans « C’est (pas) que de la mode », notre chroniqueuse Charlotte Moreau explore la planète du style, un buzz à la fois. Aujourd’hui : le teaser du « Diable s’habille en Prada 2 ».
Cinquante secondes. C’est tout ce qu’il a fallu pour que mon feed Instagram soit envahi mercredi soir. Ces mêmes cinquante secondes dupliquées d’un post à l’autre, une paire d’escarpins rouges cloutés que l’on suit au ras du sol, alors qu’ils sèment la panique dans un couloir. Cinquante secondes avec à la fin un ascenseur qui s’ouvre, Meryl Streep qui monte dedans et Anne Hathaway qui l’y rejoint. Mes contacts commencent à me forwarder la séquence en rafale, emoji coeur, emoji feu, et comme je ne sais pas mentir quitte à casser l’ambiance, ça sort tout seul : voir les retrouvailles de Miranda Priestly et Andy Sachs au magazine « Runway » vingt ans après ne me fait ni chaud ni froid, je n’ai jamais compris le culte autour du « Diable s’habille en Prada ».
Comme tout le monde, j’ai lu le roman à clef de Lauren Weisberger à sa sortie en 2004. En dehors du portrait acide qu’elle y dresse de son ancienne boss au « Vogue » US, Anna Wintour, le reste ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Rencontrer Lauren Weisberger quelques années plus tard non plus. J’écrivais alors pour un autre journal, personne ne s’y battait pour couvrir la « chick lit’ » comme on disait à l’époque et je fus toute désignée pour...
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