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Voyeurisme, exhibitionnisme… Que sont les troubles paraphilliques ?

Voyeurisme, exhibitionnisme… Que sont les troubles paraphilliques ?
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Ils sont souvent mal compris, tabous, voire fantasmés dans la culture populaire. Pourtant, les troubles paraphiliques sont bel et bien reconnus par les psychiatres comme des pathologies spécifiques.

Dans certains cas, les fantasmes ou les comportements sexuels sortent des normes sociales de manière problématique, durable et sont source de souffrance, pour soi ou pour autrui. C’est ce que le DSM-5 désigne sous le nom de troubles paraphiliques.

Dans le langage courant, on emploie parfois le mot « paraphilie » pour désigner un goût sexuel atypique. Mais le DSM-5 fait une distinction claire : avoir une paraphilie ne signifie pas forcément être atteint d’un trouble paraphilique. Un trouble est diagnostiqué uniquement lorsque la paraphilie cause une souffrance personnelle importante ou entraîne un risque pour autrui, par la mise en acte de comportements non consentis ou dangereux.

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Par exemple, un fétichisme des pieds n’est pas pathologique s’il est assumé, partagé, et ne génère ni détresse ni transgression. En revanche, le voyeurisme ou l’exhibitionnisme deviennent pathologiques quand ils s’imposent sans le consentement d’autrui.

Huit troubles répertoriés

Le DSM-5 identifie huit troubles paraphiliques principaux :

  • L'exhibitionnisme : impulsion récurrente à exposer ses parties génitales à un ou une inconnu sans son consentement.
  • Le voyeurisme :...
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