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Prescrire des antidépresseurs aux hommes pour réduire les violences conjugales : mythe ou réalité de demain ?

La prise de sertraline permettrait de réduire les risques de récidive de violences conjugales, selon une étude australienne. Mais peut-on réellement parler d’une solution viable ?
La consommation régulière d’ antidépresseurs pourrait réduire les risques de violences conjugales. C’est ce que démontre, en tout cas, une nouvelle étude australienne publiée dans la revue scientifique « The Lancet ». Ces travaux ont été menés par des chercheurs de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud et de l’Université de Newcastle, auprès de 630 hommes condamnés pour des infractions violentes, qu’ils ont suivis de 2013 à 2021, rapporte « Futurism ».
Les participants se sont vu administrer au hasard soit un placebo, soit de la sertraline. Cette substance active plus connue sous le médicament Zoloft, agit en augmentant la concentration de sérotonine – un neurotransmetteur qui joue un rôle de régulation émotionnelle, en favorisant la prise de recul avant le passage à l’acte, selon des recherches antérieures – dans le cerveau.
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La prise de sertraline pour diminuer les récidives de violence conjugale ?
À l’issue de cet essai, qui a duré près de dix ans, les participants traités par antidépresseur présentaient une diminution notable des récidives de violence conjugale. Ainsi, un an après le lancement de l’étude, le nombre de cas signalés était inférieur de 5,7 % dans le groupe...



