logo Elle

Optimisme cruel : quand nos rêves et nos espoirs nous emprisonnent

Optimisme cruel : quand nos rêves et nos espoirs nous emprisonnent
Publié le

Amour, argent, carrière… Nous courons tous après le bonheur que promettent les modèles sociétaux. Pourtant, la poursuite de ces idéaux s’accompagne souvent d’un certain épuisement. C’est ce paradoxe que la philosophe américaine Lauren Berlant nomme optimisme cruel. Explications.

Se marier, avoir des enfants, acheter une maison… Pour beaucoup, ces étapes font figure de projets de vie. Mais lorsqu’ils deviennent source de pression et de culpabilisation, ces désirs peuvent finir par peser, nous éloignant alors du bonheur. Alors pourquoi nous y accrochons-nous malgré tout ?

La philosophe américaine Lauren Berlant a théorisé ce concept sous le nom de « cruel optimism » dans un livre éponyme, sorti en 2011. Finement analysé par le podcast « Anecdate » dans un post Instagram sur le sujet, il désigne « la fidélité obstinée à des choses, des relations ou des promesses qui nous empêchent d’aller bien, mais qu’on ne peut pas quitter sans perdre le sens même de notre existence. »

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Anecdate (@anecdate)

L’illusion du bonheur accessible

ll n’y a rien de mal à cultiver des rêves. Bien au contraire : ils sont un puissant moteur pour entretenir sa motivation et décider de la direction que l’on veut donner à sa vie. Mais ces projets s’accompagnent souvent d’une injonction à la performance, entretenue par l’essor du développement personnel....

Publicité

À lire aussi sur Elle:

Accessibilité : partiellement conforme