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Le dilemme du hérisson : ce paradoxe qui complique nos relations

Décrit pour la première fois par Arthur Schopenhauer puis popularisé par Sigmund Freud, le « dilemme du hérisson » illustre l’ambivalence de nos relations humaines. Un paradoxe particulièrement marqué chez ceux qui vivent avec une blessure de rejet ou d’abandon.
En 1851, Arthur Schopenhauer observait l’insoluble dilemme auquel sont confrontés les porcs-épics en hiver. Trop éloignés les uns des autres, ils souffrent du froid. Trop proches, cependant, ils risquent de se blesser avec leurs piquants. « Finalement, après de nombreux rassemblements et dispersions, ils découvrirent qu'il valait mieux rester à distance les uns des autres » décrit-il dans « Parerga et Paralipomena ».
Pour le philosophe allemand, ce comportement est une métaphore de nos relations sociales. « De même, le besoin de compagnie rassemble les porcs-épics humains, pour finalement se repousser mutuellement face aux nombreuses épines et désagréments de leur nature. »
Dilemme du hérisson : entre besoin de proximité et peur de souffrir
Repris plus tard par Sigmund Freud, le « dilemme du hérisson » décrit ainsi cette contradiction qui imprègne notre humanité : notre besoin de socialiser face à celui de se protéger. De nombreuses études ont démontré l’importance des liens sociaux pour la santé physique et le bien-être psychique. Les derniers chiffres de l’OMS vont dans ce sens : elle estime que « la solitude est à l’origine d’environ 100 décès par heure,...



