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La sexualité de la génération Z est-elle plus « émotionnelle » que « physique » ? Une experte répond

Si les jeunes font moins l’amour, quel est vraiment leur rapport au sexe ? Dans une interview accordée au « Point », la journaliste américaine Carter Sherman évoque une « sexualité intellectuelle ».
À quoi ressemble la sexualité de la Gen Z ? Selon plusieurs études, les jeunes adultes font moins l’amour. Cette « récession sexuelle » se traduit par un recul de l’âge de la première fois : l’entrée dans la vie sexuelle survient en moyenne à 18,3 ans chez les jeunes femmes, et 17,9 ans chez les jeunes hommes, d’après une vaste étude menée par l’Inserm, l’ANRS et Santé Publique France, en 2023. Les rapports sexuels sont aussi moins fréquents, tout comme la masturbation. Une baisse de l’activité sexuelle, en partie liée à une anxiété croissante, depuis la pandémie du Covid-19.
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Injonctions au sexe et pression sociale
Contrairement aux idées reçues, cette baisse de l’activité sexuelle n’est pas synonyme de désintérêt pour le sexe. Les jeunes sont plus conscients des injonctions autour de la sexualité, et de la pression sociale qui pèse sur leurs corps – un phénomène qui passe notamment par la notion de « désirabilité », ou « fuckability ». Un concept dont souffrent davantage les minorités sexuelles, entre sexisme, racisme et grossophobie. Mais si les jeunes ont une sexualité moins active,...



