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« La désirabilité est construite par nos politiques sexuelles » : qu’est-ce que la fuckability ?

Ce que l’on considère comme « désirable » ou « attirant » est souvent façonné par des injonctions sociales – entre racisme, sexisme et grossophobie. Dans son livre « The Second Coming », la journaliste américaine Carter Sherman lève le voile sur la « fuckability ».
La « récession sexuelle » est sur toutes les lèvres. Selon plusieurs études, la génération Z ferait moins l’amour. Cette baisse de l’activité sexuelle se traduit par un recul de l’âge de la première fois – aujourd’hui, il est de 18,2 ans pour les femmes et de 17,7 ans pour les hommes, selon l'enquête « Contexte des Sexualités en France » de l’Inserm, publiée en novembre 2024 – tandis qu’un quart des jeunes adultes n’a jamais eu de rapport sexuel. On observe aussi un désintérêt de la masturbation.
Ce phénomène générationnel est en partie lié à l’anxiété et l’isolement, significatifs chez les jeunes notamment depuis la crise du Covid-19, mais également à leur manque de confiance pour se lancer dans la vie sexuelle. La « fuckability » en est l’un des facteurs.
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Comment les « logiques politiques façonnent ce que nous jugeons attirant » ?
Dans son livre « The Second Coming », la journaliste américaine Carter Sherman, spécialiste des questions de genre au « Guardian », emploie le mot « fuckability » pour mettre en lumière la...



