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Halloween : dis-moi comment tu te déguises, je te dirai qui tu es

Sorcière, vampire ou fantôme : derrière chaque déguisement d’Halloween se cache une part de nous-même. Entre insécurités, désirs secrets et pulsions refoulées, le psychanalyste Christian Richomme décrypte ce que nos choix révèlent de notre inconscient.
Chaque 31 octobre, les sorcières, vampires, zombies et autres créatures monstrueuses prennent possession de nos rues. Pour les petits comme pour les grands, Halloween est avant tout l’occasion de revêtir son plus beau costume. Certains y réfléchissent même plusieurs semaines à l’avance ! Car le choix d’un déguisement n’a rien d’anodin : selon le psychanalyste et auteur Christian Richomme, il traduit bien des aspects de notre personnalité. « Ils en disent souvent long sur nos désirs cachés, nos peurs refoulées et la manière dont nous jouons avec notre identité. Dans nos cabinets, Halloween apparaît parfois comme un révélateur : ce soir-là, on ne fait pas que se déguiser… on s’autorise à exprimer une part de soi qu’on tait le reste de l’année. »
Quand se costumer devient un jeu thérapeutique
Pour ce spécialiste des troubles anxieux, le costume nous libère du regard des autres, nous offrant la possibilité de dévoiler de nouvelles facettes de nous-mêmes, à l’abri de tout jugement. « Sous un masque, on ne ment pas : on se permet, analyse-t-il. Se travestir, c’est oser ce que notre Surmoi (le juge intérieur) nous interdit d’habitude. C’est pourquoi, à Halloween...



