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Régressive et ludique, cette tendance sac donne du mordant à nos looks

Régressive et ludique, cette tendance sac donne du mordant à nos looks
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Derrière son allure de peluche, le sac animalier cache un pedigree mode irréprochable et un sens du détail qui ferait ronronner les collectionneuses.

Un teckel qui se pavane au premier rang, une grenouille qui prend la pose sous les flashs, un mouton qui foule le sable du jardin des Tuileries… Non, les défiles n’ont pas viré pets friendly, mais les sacs animaliers ont bel et bien trouvé leur niche dans le vestiaire des modeuses. Jouant sur la corde sensible, ils conjuguent l’affectif et l’artistique, la mignonnerie et l’artistique. Ce phénomène ne date pas d’hier. Dans les années 60, Judith Leiber, grande prêtresse new-yorkaise de la minaudière, sculptait des pingouins, perroquets ou cochon en strass. Si précieux qu’ils finiront au MET, en bonne compagnie. Dans les années 90, Tokyo et ses Harajuku girls lâchent la bride à leur bestiaire pop : pandas en PVC, dauphins métallisés, chats en satin… Un vrai flair. L’animal quittait la laisse pour devenir une pièce culte.

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©Christian Vierig/Getty Images

Le bestiaire couture

Aujourd’hui, le zoo réouvre ses portes en version couture. Thom Browne sort le grand jeu : chien, mouton, cochon ou crocodile, taillés dans les cuirs les plus nobles. Jonathan Anderson, chez Loewe, redonne vie aux animaux exotiques. Coach ressuscite le diplodocus pour les adeptes de la paléomode. Doublet ose la tête de poisson, pendant que Bottega Veneta ou Hermès, pourtant temples du sérieux, glissent un...

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