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Pas de cartons, pas de premiers rangs : les défilés de mode s’ouvrent à tous (et n’ont jamais été aussi bruyants)

Pas de cartons, pas de premiers rangs : les défilés de mode s’ouvrent à tous (et n’ont jamais été aussi bruyants)
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À 26 ans, le créateur de contenus mode Lyas a transformé la Fashion Week en un événement collectif ouvert à tous avec ses watch parties. Rencontre avec celui qui fait vibrer la mode comme un match de foot.

Aller voir un défilé de mode comme on se retrouve pour un match de Ligue des Champions ? Il y a un an, le monde de la mode aurait crié « hérésie ! ». Et pourtant, aujourd’hui, on y est : des cris, des applaudissements et des émotions en cascade. Ces rendez-vous qui se font en marge des shows, pendant la Fashion Week, ont un nom : « watch party ». Le principe consiste à réunir les amoureux de la mode qui n’ont pas leurs entrées aux shows autour d’un écran pour regarder le défilé.

Ce concept, on le doit à Lyas, 26 ans, influenceur français diplômé d’une école de cinéma, au sourire communicatif toujours souligné d’un rouge à lèvres carmin. Culotté depuis ses débuts – lui qui, adolescent, fraudait le train et s’inventait un look de friperie pour forcer l’entrée d’un défilé Vetements – il a fait de la débrouille créative sa marque de fabrique. En juin 2025, il lançait sa première « watch party » à l’occasion du défilé Dior Homme par Jonathan Anderson auquel il n’était pas convié. Une retransmission qui a eu lieu dans son bar fétiche, un PMU du Faubourg Saint-Denis, à Paris. Un coup d’éclat qui a immédiatement séduit une foule de passionnés, venus vibrer devant l’écran et assister aux premiers...

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