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Inspirée du vestiaire tailleur, mais pensée pour l’été : cette pièce signe une allure élégante sans jamais sacrifier le confort

Cet été, la mode dépoussière une pièce oubliée du vestiaire féminin : la jupe-culotte. Repérée sur le podium de Celine, elle fait son grand retour, bien décidée à chahuter nos silhouettes.
Allier confort et élégance : voilà le parti pris stylistique de Michael Ryder pour sa première collection chez Celine. Pour cette grande première, le créateur réintroduit une pièce emblématique du vestiaire féminin : la jupe-culotte. Ce modèle hybride, coupé au mi-mollet, brouille habilement les pistes. En mouvement, elle évoque la légèreté d’une jupe fluide, mais à l’arrêt, ses deux jambes distinctes révèlent sa nature de pantalon ample, à ne pas confondre avec le skant, autre variante entre jupe et pantalon. Plébiscitée lors des fortes chaleurs pour son tissu léger et sa coupe évasée qui libère les mouvements, la jupe-culotte s’inscrit pleinement dans la tradition dont elle est issue. À la fin du XIXᵉ siècle, alors que les femmes revendiquent une plus grande liberté de mouvement, à cheval, à vélo ou simplement au quotidien, le port du pantalon leur est encore officiellement interdit à Paris, sauf autorisation spéciale. La jupe-culotte apparaît alors comme une alternative subversive déguisée : un pantalon suffisamment ample pour ressembler à une jupe, mais offrant l’autonomie d’un vêtement masculin. Adoptée dès 1910 par Paul Poiret, puis revisitée dans les années 1930 par Elsa Schiaparelli, la jupe-culotte s’impose...



