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Ce que le sac de la Première ministre japonaise dit de notre rapport au pouvoir

Ce que le sac de la Première ministre japonaise dit de notre rapport au pouvoir
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Dans « C’est (pas) que de la mode », notre chroniqueuse Charlotte Moreau explore la planète du style, un buzz à la fois. Aujourd’hui, la taille de nos sacs et ce qu'elle révèle de notre statut social.

C’est un cabas en cuir noir, comme vous en croisez tous les jours dans le métro ou en réunion. Suffisamment grand pour contenir des dossiers au format A4, typique d’une working girl. Sauf qu’il est au bras de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, et c’est là que le buzz commence. Au Japon, ledit cabas - le modèle Grace Delight de la marque Hamano - s’est arraché jusqu’à la rupture de stock cet automne, pendant que  le New York Times écrivait : « on n’avait pas vu ça depuis Margaret Thatcher ». Le sujet, ce n’est pas le sac en lui-même. Le sujet, c’est l’existence-même d’un sac. 

Je vérifie sur des photos de Giorgia Meloni, ou d’Angela Merkel et Kamala Harris quand elles gouvernaient. Pas de sac. Et pour cause : symboles de la charge mentale féminine, et d’un quotidien passé au service des siens, les sacs à main rétrécissent puis disparaissent à mesure que l’on grimpe dans la hiérarchie sociale. 

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Tapis rouges et lieux de pouvoir se traversent les mains vides. Par là on ne signale pas l’insouciance mais son contraire, la puissance tentaculaire....

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