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Ce que disent les ongles rouges et les cuissardes d’Alexander Skarsgård sur le nouveau mâle alpha

Dans « C’est (pas) que de la mode », notre chroniqueuse Charlotte Moreau explore la planète du style, un buzz à la fois. Aujourd’hui : les looks queer du colosse suédois.
Les ongles rouge vif, je ne les ai pas remarqués tout de suite. Car quand je regarde Alexander Skarsgård en smoking Saint Laurent sur tapis rouge, je vois d’abord un archétype : 1m94 de Suède sanglée dans un costume impeccable, un néo-Viking charpenté comme une cathédrale. Que ce corps-là, ce corps de mâle alpha, qui adopte sur tapis rouge des signes extérieurs de queer-itude, voilà qui m’interpelle encore davantage. D’autant que le vernis flashy des Governors Awards ces derniers jours n’était pas son coup d’essai.
Avant cela, il y a eu le dos-nu du London Film Festival, en octobre, et les cuissardes du Festival de Cannes, en mai. Point commun entre ces trois apparitions : le tournage puis la promotion de « Pillion », une comédie romantique gay dans laquelle l’acteur joue un biker chaud comme la braise. Sa sortie est imminente outre-Atlantique, où il sera en salles le 30 novembre. En France, il faudra attendre le 22 avril pour vérifier si le film est à la hauteur de sa réputation, alimentée par de premières critiques élogieuses et une science du buzz parfaitement calibrée.
Même si son instigateur Alexander Skarsgård est scandinave, donc européen, donc automatiquement considéré comme plus fantasque et « queer-friendly » qu’un acteur hollywoodien,...



