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Au Festival d'Angoulême, Isabelle Huppert réinvente l’allure boyish

Invitée du Festival du film francophone d’Angoulême, Isabelle Huppert détourne les codes du tailoring masculin avec une rigueur très personnelle…
Loin de l’ apparat cannois, des flashes berlinois et du faste vénitien, Angoulême cultive une atmosphère à part : feutrée, presque familiale. Chaque fin d’été, la petite ville charentaise se transforme en écrin du cinéma francophone. Ici, pas de grandiloquence mais une proximité, un regard plus intime posé sur celles et ceux qui font le cinéma.
C’est dans ce cadre, qu’ Isabelle Huppert est venue ouvrir le festival avec La femme la plus riche du monde, de Thierry Klifa. Entourée de Marina Foïs, Laurent Lafitte et Raphaël Personnaz, elle y incarne une figure directement inspirée de l’affaire Bettencourt. Une partition familière pour l’actrice : celle des femmes de pouvoir, insaisissables, tranchantes, qui ne cèdent jamais.
Le boyish selon Huppert
©Arnold Jerocki/WireImage
Ce jour-là, pas de robe spectaculaire ni de bijoux ostentatoires. Huppert choisit le tailoring. À ses pieds, des sandales à plateforme en velours noir, épaisses, qui ancrent sa silhouette sur le tapis bleu du festival. Le pantalon de costume, noir et fluide, se déploie sans emphase : une coupe irréprochable. La chemise bleu ciel, légèrement oversize, laisse deviner un col ouvert, des manches souples. L’allure d’une garde-robe masculine apprivoisée au quotidien. ajoute une touche de décontraction. Son col...



