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Pourquoi les chaussures de running pour femmes sont mal conçues depuis 50 ans

Une étude canadienne publiée dans la revue « BMJ Open Sport & Exercise Medicine » alerte sur un phénomène de conception : les chaussures de running pour femmes sont le plus souvent moulées à partir d’un pied d’homme. Un constat qui freinerait leurs performances.
Écrire que le running est une affaire d’hommes ferait, à juste titre, grincer des dents. Et pourtant, si l’on en croit la dernière étude publiée dans la revue scientifique « BMJ Open Sport & Exercise Medicine », la vérité n’est pas si éloignée. Depuis 50 ans, les chaussures de course pour femmes sont conçues à partir du pied masculin. Un paradoxe qui prête à sourire, s’il n’avait pas de conséquences réelles sur la santé et les performances des coureuses.
Le design d’une chaussure de running commence toujours par un « last », une forme tridimensionnelle reproduisant la morphologie du pied. Or, ce moule de base a historiquement été fabriqué à partir du pied masculin. Résultat : depuis un demi-siècle, les baskets de running vendues dans la catégorie « femme » des magasins ou en ligne ne sont bien souvent que des copies miniaturisées de modèles masculins. Au programme : même forme, même technologie, seules les couleurs changent. Un phénomène que les chercheurs appellent le « shrink it and pink it » : on rétrécit, on rosit et on le vend aux femmes. Ni vu, ni connu. Une logique réductrice, qui serait aussi nocive pour la santé des femmes selon la...



