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Fatigue chronique : et si votre manière de penser était la vraie coupable ?

Les psychologues sont formels : la raison de votre fatigue chronique ne serait ni votre sommeil ni votre rythme de vie, mais un mécanisme mental bien plus discret. On vous explique.
Vous dormez bien, vous mangez correctement, vous bougez… et pourtant, la fatigue vous colle à la peau. Selon les spécialistes, l’épuisement le plus difficile à repérer n’est pas physique, mais mental. Et il serait alimenté par un ennemi discret mais redoutable : les pensées ruminantes.
On est fatiguée… sans raison apparente ?
C’est l’un des paradoxes les plus déroutants du moment. On soigne son hygiène de vie, on évite les excès, on se couche plus tôt, et malgré tout, l’énergie dégringole. Selon la psychologue M.ª Jesús Álava Reyes, interviewée par le « Vogue Espagne », la vraie coupable serait cette petite voix intérieure qui mouline sans arrêt. Les inquiétudes permanentes, la planification compulsive, les scénarios catastrophes imaginaires… Tout cela déclenche, en silence, une activation du système nerveux comparable à un état de fuite ou de combat.
Résultat ? Tension musculaire, micro-accélérations du cœur, respiration plus courte : un corps qui travaille, même assis, même immobile. En clair, on s’épuise à l’intérieur sans s’en rendre compte. Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, ce stress « invisible » joue aussi sur le cortisol, ce qui peut troubler le sommeil, brouiller la concentration et fragiliser...
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