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Histoire d’une pièce : le rouge à lèvres, un objet de beauté désiré comme contesté

Histoire d’une pièce : le rouge à lèvres, un objet de beauté désiré comme contesté
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Le rouge à lèvres est un geste de beauté millénaire. De l’Antiquité à aujourd'hui, il a été contesté, puis adulé, jusqu'à incarner séduction, pouvoir et audace. Retour sur ce produit de maquillage iconique.

C’est l’un des gestes les plus anciens et les plus universels de la beauté : se colorer les lèvres. Un rituel qui traverse les siècles, les cultures mais aussi les modes. Dès l’Antiquité, femmes et hommes se parent de pigments naturels – argile, algues, aîne, iode –  pour sublimer leur bouche. En Mésopotamie, les archéologues ont même retrouvé une crème rouge mêlant poudre de pierre précieuse et graisse animale : les premiers cosmétiques de l’histoire. En Égypte, le geste devient presque un rituel sacré. Selon la légende, Cléopâtre exigeait un mélange d’insectes broyés et de pigments pour obtenir la nuance parfaite. Ses lèvres, peintes comme une signature, deviennent ainsi son arme de séduction et affirment son pouvoir.

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Le rouge à lèvres : un geste célébré comme condamné, selon les époques

Au Moyen-Âge, il est jugé immoral et son usage est limité selon les codes de l’époque. Seules certaines femmes, en fonction de leur rang, osent l’arborer. Le premier véritable bâton de rouge moulé, lui, né en Andalousie sous l’impulsion du médecin andalou, Abu al-Qasim...

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