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Vanessa Demouy : à 19 ans, elle a compris que ce métier pouvait faire mal

Vanessa Demouy : à 19 ans, elle a compris que ce métier pouvait faire mal
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En 1992, Vanessa Demouy a 19 ans. Elle débute dans Classe Mannequin et tout va très vite. Trop vite. Son visage devient familier, son nom circule, la presse s’en empare. On parle d’elle, beaucoup. Mais, avec le recul, ce n’est pas le souvenir du succès qui revient en premier, mais celui du choc. Dans un entretien accordé à Télé-Loisirs, l’actrice ne cherche pas à enjoliver cette période. Elle parle d’un début “très douloureux”. Elle le dit simplement, sans détour. À l’époque, certaines limites n’existaient pas. La presse se permettait des choses qui ne passeraient plus aujourd’hui. Et la jeune comédienne qu’elle était n’avait aucune arme pour faire face. “J’en ai pris plein la tronche”, confie-t-elle. À 19 ans, on ne sait pas encore se protéger. On encaisse. On avance. Ou on fait semblant.

Tenir sans savoir comment

Vanessa Demouy explique qu’elle n’était pas armée, qu'elle a été connu trop jeune. Pour elle, si ce début lui était arrivé plus tard, elle aurait peut-être su mettre de la distance, poser des limites. Mais à cet âge-là, on apprend en prenant les coups. “C’est difficile, à 19 ans, de parer les coups”, dit-elle encore. Alors elle continue. Elle tourne. Elle s’accroche. Sa carrière avance sans jamais s’arrêter complètement. Entre 2004 et 2009, elle incarne Anne Dumont dans Central Nuit pendant cinq saisons. Un rôle stable, une présence régulière. Mais le rapport au métier a déjà changé. Plus méfiant. Plus prudent. Elle comprend vite qu’il faut se préserver, même quand personne ne vous explique comment faire.

Le temps, la distance, et moins de bruit

Les années passent. Puis, Vanessa Demouy revient sous les projecteurs avec les quotidiennes de TF1. D’abord Demain nous appartient, puis Ici tout commence, où son personnage de Rose Latour s’installe durablement. Cette fois, la relation est différente. Elle le dit elle-même : aujourd’hui, tout se fait “dans la douceur, dans l’acceptation”. Les rôles ont changé. Son regard aussi. “Même les rôles qu’on me propose, je les trouve tellement plus intéressants”, explique-t-elle. Son rapport à son image, à la presse, au métier est plus apaisé. Pas naïf. Apaisé. Elle ne subit plus de la même manière. Elle choisit ce qu’elle accepte de donner.

Un nouveau rôle, autrement vécu

Le 19 février 2026, Vanessa Demouy sera à l’affiche de Léo Matteï : brigade des mineurs, toujours sur TF1. Elle y incarne Sarah, une mère surprotectrice détruite par la disparition de sa fille, face à Jean‑Luc Reichmann. Un rôle lourd, chargé émotionnellement, qui arrive après plus de trente ans de carrière. Cette fois, elle n’aborde pas le plateau comme à ses débuts. En effet, elle sait ce que ce métier peut coûter. Elle sait aussi ce qu’elle est capable de donner, et ce qu’elle refuse désormais. Ce parcours n’a jamais été lisse. Il a été fait de coups, de silences, de remises en question. Mais aujourd’hui, Vanessa Demouy ne parle plus pour se justifier.

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