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Sonia Mabrouk : ce moment sans filtre sur CNEWS qui fait exploser la neutralité de l’interview politique en 2026

Sur un plateau de matinale, une question politique a débordé bien au-delà du débat du jour. En janvier 2026, l’intervieweuse Sonia Mabrouk se retrouve priée de commenter le sort de son collègue Jean-Marc Morandini, tout juste rattrapé par la justice. Sa réponse ne restera pas une simple parenthèse télé.
Au cœur de la tourmente, la chaîne d’info CNEWS porte déjà l’étiquette de média de la "liberté de ton". Face à l’affaire Morandini, la journaliste va pousser cette logique jusqu’au bout, en assumant en direct sa propre boussole éthique. Ce soir-là, le cadre classique de l’interview politique a franchement vacillé.
Affaire Morandini et crise CNEWS 2026 : l’étincelle judiciaire
Mi-janvier 2026, la Cour de cassation confirme la condamnation de Jean-Marc Morandini à "deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour corruption de mineurs". La décision entérine aussi l’interdiction de travailler avec des mineurs et son inscription au fichier des délinquants sexuels, pour des faits liés à trois adolescents entre 2009 et 2016.
Malgré cette condamnation définitive, CNEWS, chaîne du groupe Canal+ contrôlé par Vincent Bolloré, décide de maintenir l’animateur à l’antenne. Cette ligne provoque un malaise interne et politique, évoqué sur TMC dans Quotidien : des clans se forment, certains invités boycottent son émission et des chroniqueurs disparaissent des écrans, sur fond d’image fragilisée.
Le moment sans filtre de Sonia Mabrouk face à Jérôme Guedj
Invité de La grande interview, le député socialiste Jérôme Guedj interpelle frontalement Sonia Mabrouk sur le maintien de son collègue. "La décision ne m’appartient pas", répond d’abord la journaliste, citée par VSD. Elle ajoute "Je ne cautionne en aucun cas" et assure qu’elle "ne cautionne pas les faits d’une gravité réelle", tout en rappelant qu’elle refuse de "se substituer à la justice".
Elle souligne aussi que Jean-Marc Morandini n’a pas été "condamné à ne plus exercer sa profession". "Engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes", la journaliste, mère de deux enfants, dit penser aux "victimes les plus jeunes" et confie : "Je n’en dors pas depuis plusieurs jours". En interne, elle affirme avoir prévenu sa direction, décrit sa posture comme "courtoise" mais "ferme", et assume que "cette déclaration me sert de boussole", qu’elle "je ne change pas une virgule".
Quand le ton sans filtre redessine l’interview politique télévisée
Après cette séquence, l’absence de Sonia Mabrouk de la grille, remplacée par Stéphanie de Muru à l’approche de son congé maternité, alimente les rumeurs de mise à l’écart. Dans le même temps, les soutiens publics de Pascal Praud et Laurence Ferrari montrent qu’une journaliste-star peut devenir un enjeu stratégique pour la chaîne autant qu’un visage d’antenne.
En assumant publiquement sa "boussole" personnelle, Sonia Mabrouk incarne un virage des médias en 2026 : celui de l’intervieweur politique qui ne se cache plus derrière une neutralité de façade. Sur une chaîne déjà marquée par des éditorialistes très identifiés, sa prise de parole illustre une télé d’info où les personnalités, leurs valeurs affichées et les crises internes pèsent désormais autant que les questions posées aux invités.
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