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"Même les Français d'origine immigrée sont..." : Marion Maréchal assume ses convictions en direct sur BFMTV

Depuis la sortie de son livre le 28 janvier 2026, Marion Maréchal enchaîne les entretiens. Que ce soit à la radio ou à la télévision, la députée européenne n’hésite pas à évoquer son œuvre. Dans ce dernier intitulé Si tu te sens Le Pen sorti aux éditions Fayard, la femme politique met en lumière un récit intime et des réflexions politiques pour assumer pleinement son héritage familial. Notamment, celui de son grand-père Jean-Marie Le Pen. Invitée sur le plateau de BFMTV ce 1er février 2026, la présidente d’Identité-Libertés est revenue sur son livre. L’occasion pour cette dernière de mettre les choses au clair.
Un terme qui fait polémique
Sur le plateau de BFMTV, Guillaume Daret a tenu à comprendre les propos tenus par Marion Maréchal. En effet, dans son livre, la femme politique revendique l’existence d’un “peuple de souche”. “À tous ces Français de l'ombre qui ont construit notre pays, ce peuple de souche qui a fait de la France ce qu'elle est”, a déclaré la députée européenne dans son ouvrage. Des propos qui, selon le journaliste, sont une forme de mépris envers les immigrés “italiens, portugais, polonais, par exemple, qui sont venus travailler dans les mines, que ce soit dans le Nord ou en Lorraine, ont contribué à faire la France d'aujourd'hui”.
Une vision que Marion Maréchal a immédiatement rejetée. Sa thèse est claire. En effet, elle refuse que l’héritage historique français soit réduit à une simple addition de fautes morales, entre colonisation et esclavage. “On explique en fait que ce peuple, qui est le porteur quand même de cette culture de référence à laquelle les autres sont censés s'assimiler, finalement leur culture au milieu de toutes les autres ne vaut pas plus. Et moi je dis, c'est ce que j'essaye d'incarner à travers cette histoire. Je parle en effet de mes arrière-grands-parents, que en fait, ces Français-là, c'est quand même eux qui ont construit la France, dans la douleur, dans les larmes, dans la difficulté”, a-t-elle confié.
La femme politique pointe du doigt le comportement de la gauche
Pour Marion Maréchal, le terme “français de souche” ne pose aucun problème. Cette dernière affirme que les personnes dans cette situation ne voient aucun mal dans ses propos. Mais si ce terme fait parler selon elle, c'est à cause de la gauche et l'extrême-gauche. “C'est LFI qui, aujourd'hui, va maintenant dans les plateaux, dans les manifestations, expliquer que maintenant on assume le grand remplacement. Qu'en gros on fait plus d'enfants et que les autres ont qu'à se pousser”, a-t-elle confié. Avant de pointer du doigt un député LFI : “Ce député LFI, son nom m'échappe, qui a fait une déclaration il n'y a pas très longtemps sur une chaîne sur Internet. En assumant pour le coup cette volonté de grand remplacement de ce qu'ils appellent les racisés contre justement le peuple de souche.”
Marion Maréchal en toute franchise sur l’immigration
Pour Guillaume Daret, le terme “français de souche” peut poser problème. Car ce terme peut faire penser à de nombreux Français qu’ils ne sont que “des Français de seconde zone”. Mais pour la femme politique, cette manière de penser est propre aux journalistes. “Je pense que même les Français d'origine immigrée sont parfaitement aptes à accepter qu'il y ait des Français d'origine française et que ça ne s'oppose pas”, a-t-elle confié.
Par la suite, la présidente d’Identité-Libertés a tenu à préciser : “Je ne suis pas en fait pour faire une distinction, évidemment, sur le plan de la nationalité de ce point de vue-là. Bien sûr que non. Mais ce que je suis en train de dire, c'est qu'il a paru évident pendant des années que lorsque ces Français d'origine immigrée, en l'occurrence européenne dont vous parlez, sont arrivés, ils se sont aussi assimilés à quelqu'un et à quelque chose. Voilà. Et ils l'ont admis, c'était normal.” Avant de conclure : “Aujourd'hui, le problème, c'est que ça n'est plus admis, ça n'est plus normal. Ça veut dire que ceux qui arrivent considèrent qu'ils peuvent importer avec eux leur culture, leur mode de vie et que finalement, ceux qui étaient là avant n'ont qu'à se pousser. Je suis désolée de vous dire que non, moi, je ne l'accepte pas.”
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