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Marine Le Pen ose une sortie sur les immigrés : "Quand vous mettez de la crème hydratante, il faut…"

Marine Le Pen a créé la surprise lors de son passage sur RTL en livrant une formule destinée à frapper les esprits. Interrogée sur la question migratoire, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a lâché : « Les migrants, c’est comme les éoliennes : tout le monde est d’accord pour qu’il y en ait, mais personne ne veut que ce soit près de chez lui ! ». Une comparaison assumée, prononcée sur un ton qu’elle voulait pédagogique, mais qui a immédiatement suscité de vives réactions, tant par sa brutalité symbolique que par ce qu’elle dit de sa vision de l’immigration.
Une métaphore qui fait polémique
Cette sortie particulièrement inattendue de Marine Le Pen n’a pas tardé à faire réagir sur les réseaux sociaux et dans la classe politique. En assimilant l’accueil de migrants à l’implantation d’éoliennes, la femme politique convoque en effet une image bien connue, celle d’un consensus de façade, rapidement mis à l’épreuve dès qu’il s’agit d’en assumer les conséquences localement.
Une comparaison jugée déshumanisante et réductrice, transformant des personnes en simples infrastructures encombrantes pour ses détracteurs. À gauche, plusieurs responsables ont ainsi dénoncé une banalisation de discours stigmatisants, tandis que des associations ont pointé une rhétorique dangereuse.
Une stratégie de communication rodée
Cette phrase s’inscrit dans une stratégie de communication que Marine Le Pen maîtrise depuis des années. Celle d’utiliser des images simples, parfois provocatrices, pour rendre son discours accessible et mémorable. En choisissant l’exemple des éoliennes, sujet clivant jusque dans les campagnes françaises, elle parle à un électorat confronté aux enjeux d’aménagement du territoire et de voisinage. Le message est clair : selon elle, l’immigration serait massivement soutenue en théorie, mais rejetée dès qu’elle touche le quotidien des Français.
Immigration et acceptabilité locale
Derrière sa formule, Marine Le Pen met en avant la notion d’« acceptabilité locale », régulièrement évoquée dans les débats sur l’accueil des migrants. Elle insiste en effet sur la saturation de certains territoires et sur le sentiment d’abandon exprimé par des habitants confrontés à des décisions prises d’en haut : « La frontière, c’est comme la peau quand vous mettez de la crème hydratante et ça doit protéger contre ce qui est mauvais ». Une grille de lecture qui lui permet de défendre un durcissement des politiques migratoires tout en se présentant comme la porte-voix des inquiétudes locales.
Des réactions politiques contrastées
Si la droite nationale a salué une phrase « réaliste » et « parlante », d’autres formations ont dénoncé une provocation calculée. Pour plusieurs observateurs, cette sortie vise aussi à recentrer Marine Le Pen au cœur du débat médiatique, à un moment où la concurrence politique s’intensifie. Reste que cette métaphore, en quelques secondes d’antenne, a remis la question migratoire au centre de l’actualité, prouvant une nouvelle fois l’efficacité et les risques de ce type de déclarations choc.
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