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Golshifteh Farahani : "En France, il y a la culture de la maîtresse et de l’amant", ses confidences sans détour

Golshifteh Farahani : "En France, il y a la culture de la maîtresse et de l’amant", ses confidences sans détour
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À 41 ans, Golshifteh Farahani n’a jamais semblé aussi libre dans sa parole. À l’affiche du film Lire Lolita à Téhéran, l’actrice iranienne s’est confiée avec une rare sincérité dans les colonnes de Paris Match. Exilée de son pays depuis 2009, elle revient notamment sur le bonheur qu’elle a éprouvé en tournant à nouveau en farsi, mais aussi sur sa vision des relations amoureuses, des différences culturelles entre Français et Italiens, et son rapport complexe à Paris, devenue au fil des années sa ville de cœur.

Une vision très personnelle des relations amoureuses

Dans cet entretien sans détour, Golshifteh Farahani évoque les rapports entre les hommes et les femmes avec une franchise désarmante. L’actrice explique notamment que certaines mentalités autour du couple et de la fidélité ne sont pas propres à l’Iran. « En France aussi, il y a la culture de la maîtresse et de l’amant », affirme-t-elle ainsi, avant de s’interroger sur ces couples qui restent ensemble malgré l’absence d’amour. Il faut dire que selon elle, beaucoup d’hommes français seraient incapables de se détacher d’un modèle affectif très lié à la figure maternelle. Une théorie qu’elle développe avec humour, tout en reconnaissant qu’elle généralise « un peu ». Ces confidences témoignent en tout cas surtout d’une femme qui observe avec lucidité les comportements amoureux autour d’elle, nourrie par ses expériences personnelles et son parcours de vie hors du commun.

Français contre Italiens : deux styles de séduction opposés

Golshifteh Farahani a également comparé les méthodes de séduction françaises et italiennes. Pour elle, les hommes français privilégient en effet souvent l’intellect et les références culturelles pour séduire. « En France, l’homme vous parle de Baudelaire, de Rimbaud », explique-t-elle ainsi avec amusement. À l’inverse, elle décrit les Italiens comme beaucoup plus directs et spontanés dans leur manière d’aborder une femme : « Un homme italien dit juste que vous lui plaisez ». Une différence culturelle qui semble beaucoup l’amuser et qui révèle aussi son regard très fin sur les codes sociaux européens.

Paris, entre douleur de l’exil et histoire d’amour

Si Paris a longtemps symbolisé son exil forcé après avoir quitté l’Iran, la capitale française est devenue au fil du temps un véritable refuge pour l’actrice. Dans une précédente interview accordée à Paris Match lors de la promotion du film Une Comédie romantique, Golshifteh Farahani déclarait en effet déjà son amour à la Ville Lumière. Elle décrit en ce sens un Paris imparfait, bruyant, parfois agaçant, mais profondément vivant. « J’adore le serveur qui râle, les dames qui parlent trop fort », confiait-elle avec tendresse. Pour l’actrice, la capitale française ressemble à « un amant ou une maîtresse » : une relation passionnée, parfois compliquée, mais impossible à quitter. Aujourd’hui encore, malgré la nostalgie de Téhéran, c’est à Paris que Golshifteh Farahani dit avoir construit sa vie, ses amitiés et une nouvelle forme de liberté.

Une anecdote étonnante autour d’Emmanuel et Brigitte Macron

Les confidences très directes de Golshifteh Farahani sur les relations amoureuses ont même fait réagir certains observateurs du monde médiatique. Le journaliste de Paris Match, Florian Tardif, a notamment plaisanté sur le fait que les déclarations de l’actrice pourraient presque expliquer la fameuse scène survenue l’an dernier à Hanoï entre Emmanuel Macron et Brigitte Macron. Une référence à la séquence largement commentée sur les réseaux sociaux, où un geste de Brigitte Macron envers son mari avait été interprété par certains internautes comme une « gifle », avant de susciter de nombreuses spéculations et réactions médiatiques. Une remarque lancée sur le ton de l’humour, qui illustre à quel point les propos francs de Golshifteh Farahani sur les couples français n’ont laissé personne indifférent.

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