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Émilie Tran Nguyen taxée de "macroniste", elle recadre ses détracteurs : "Ces avis peuvent me vexer"

Émilie Tran Nguyen taxée de "macroniste", elle recadre ses détracteurs : "Ces avis peuvent me vexer"
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Le microcosme médiatique adore cataloguer ses figures montantes à la hâte. Émilie Tran Nguyen, visage incontournable de France 5, en sait quelque chose. Son ascension fulgurante suscite autant d’admiration que de commentaires désobligeants. Lasse des procès en sorcellerie politique, la journaliste a choisi de briser le silence. Elle révèle ainsi des fêlures bien plus profondes que les querelles de plateaux.

Émilie Tran Nguyen déplore une obsession médiatique pour ses origines

Émilie Tran Nguyen a construit une carrière exemplaire à la force du poignet. Pourtant, ce labeur acharné se retrouve souvent noyé par des questions récurrentes. Dans Télérama, elle a exprimé une lassitude palpable. « On me pose tout le temps des questions sur la diversité ou sur mon âge et mon genre », a-t-elle confié.

La journaliste souhaite ardemment recentrer les projecteurs. « J’aimerais en sortir, j’espère prouver tous les jours que je suis là pour de bonnes raisons », a-t-elle ajouté. Elle a grandi dans un foyer où le journalisme semblait inaccessible. « La famille d’où je viens ne savait pas qu’une école de journalisme pouvait exister », a-t-elle relaté. Ce désir de légitimité professionnelle cache cependant une blessure plus personnelle.

Un recadrage ferme face aux accusations de "macronisme"

Avant de s’offrir une parenthèse ensoleillée en bikini, Émilie Tran Nguyen a dû affronter une tempête numérique. Sur les réseaux sociaux, les étiquettes politiques pleuvent sans nuances. « On me dit parfois que je sers la soupe à Mélenchon ou que je suis macroniste ! », s’est-elle agacée dans les colonnes de Télérama. Ces jugements à l’emporte-pièce l’atteignent profondément. « Ces avis peuvent me vexer, car je m’efforce d’être la plus juste possible », a-t-elle martelé.

Son éthique professionnelle rejette pourtant le terme galvaudé de neutralité. Elle préfère chercher un équilibre salvateur. Émilie Tran analyse ainsi les attaques : « Quand je vois que les critiques sont équilibrées, je me dis que j’ai peut-être bien fait mon travail. » Sa quête d’équité puise sa source dans un passé familial bouleversé.

Émilie Tran Nguyen exhume le cauchemar de l’exil vietnamien

Émilie Tran Nguyen a levé le voile sur une histoire familiale marquée par le déracinement. Son documentaire poignant a plongé dans les non-dits de son clan paternel. La guerre a brutalement fracassé une existence aisée au Vietnam. Son père s’est remémoré l’innocence perdue avec une amertume vive. « Tous les soirs dans le ciel, on voyait des balles traçantes, nous on pensait que c’était des feux d’artifice », a-t-il témoigné.

La violence s’est invitée dans leur demeure avec une réalité glaçante. « Elle balayait la cour, il y avait des impacts de balles sur le mur de la chambre d’enfants », a-t-il poursuivi. L’urgence du départ a laissé des traces indélébiles dans leur mémoire. « On a pris tous les papiers, et puis c’est tout. On a tout laissé », a conclu sa grand-mère.

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