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Émilie Tran Nguyen "sexy, souple et docile", la journaliste fait front contre les attaques anti-asiatiques

Star du petit écran, Émilie Tran Nguyen a été écartée de l'antenne sans même avoir le temps de faire ses adieux aux téléspectateurs. D'après les informations du Parisien, France Télévisions aurait bien l'intention de revoir son offre de magazine dans un contexte d'économies. De fait, la journaliste originaire de Marseille ne devrait pas rempiler la saison prochaine. De son côté, le très informé Clément Garin assure qu'à la mi-juin, la jeune femme aurait été placée en garde à vue après avoir été "interpellée en flagrant délit d'achat de stupéfiants par un policier en civil".
Émilie Tran Nguyen évoque le racisme anti-asiatique dans un documentaire
Figure incontournable de C à vous, Émilie Tran Nguyen a longtemps œuvré aux côtés d'Anne-Élisabeth Lemoine. Outre sa présence dans l'émission culte, elle avait également diffusé un documentaire baptisé Je ne suis pas Chinetoque en février 2024. Un projet visant à sensibiliser au racisme anti-asiatique dont elle a elle-même été victime. Invitée dans le talk de France 5 en marge de la promotion du documentaire, elle avait longuement évoqué le sujet.
L'autodérision comme meilleure arme de défense
"Les femmes savent bien masser, on veut tester une femme asiatique, elles sont sexy, elles doivent être souples, dociles, tandis que les hommes, en comparaison [...] ils sont faibles, impuissants, ayant un petit sexe", avait confié Émilie Tran Nguyen. Au cours de son existence, cette dernière a d'ailleurs été "traitée de bol de riz, chinetoque, Mulan". "On m'a très tôt appris l'autodérision. C'est un rire de défense. Au bout d'un moment, on se demande si on doit toujours en rire", avait-elle ajouté.
Un drame à l'origine de "Je ne suis pas Chinetoque"
Depuis son enfance, celle qui a accepté de tomber le masque en évoquant sa famille a été éduquée avec l'idée qu'il fallait rester discrète, ne pas se plaindre et se consacrer pleinement à ses études. Pourtant, avec le temps, une question a fini par s'imposer à elle : jusqu'où accepter de se taire ? Mère de deux enfants, elle a alors commencé à réfléchir à un documentaire sur la violence et l'injustice. Et selon Femme Actuelle, le déclic est venu après une agression qui l'a profondément marquée. Celle de Chaolin Zhang, un couturier chinois de 49 ans, décédé après une attaque à Aubervilliers en 2016.
"Le symbole de la stigmatisation des personnes d'origine asiatique à Paris"
"Il s'est fait agresser pour ces clichés et en est mort [...] Il faut que l'on commence à prendre la parole pour dire stop aux clichés, stop au racisme anti-asiatique", avait conclu Émilie Tran Nguyen. Rappelons en effet que l'affaire Chaolin Zhang "est devenue le symbole de la stigmatisation des personnes d'origine asiatique à Paris", rapporte Liberation. La circonstance aggravante de racisme avait d'ailleurs été retenue après un examen approfondi du dossier.
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