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"DES PROPOS RACISTES" : le retour de Barbara Lefebvre sur RMC fait réagir les "organisations syndicales"

La liberté d'expression a ses défenseurs et ses détracteurs acharnés. Dans les rédactions comme dans les prétoires, la frontière entre opinion et délit reste âprement disputée. C'est précisément dans cette zone de tension que Barbara Lefebvre s'est retrouvée propulsée. Son cas cristallise aujourd'hui des fractures profondes sur ce que la presse peut ou non se permettre.
Barbara Lefebvre prend la parole au micro de RMC
Le 21 avril, Barbara Lefebvre se fait suspendre des Grandes Gueules par RMC. Une sanction qui fait suite à une condamnation pour « injures à caractère raciste » après des propos tenus en avril 2024. Ayant récemment effectué son retour sur la chaîne, elle a d'abord remercié ses collaborateurs : « Je veux remercier Alain, Olivier, Anaïs et Louis pour leur soutien absolument indéfectible qui incarne deux valeurs que je trouve de moins en moins fréquentes. » Elle a ensuite dénoncé « le déchaînement gratuit de haine à l'heure des réseaux sociaux qui ciblent et qui déforment les propos qu'on peut avoir ».
Visant directement 2 députés LFI, Barbara a affirmé : « À l'origine des deux affaires judiciaires qui me concernent aujourd'hui, on trouve deux députés de la France insoumise et ça, c'est factuel. » Enfin, sur la présomption d'innocence, elle a martelé : « Il n'y a pas de condamnation tant qu'il n'y a pas de jugement définitif. » Dès lors, la réaction syndicale ne s'est pas fait attendre.
La CGT RMC BFM a dénoncé un soutien incompréhensible
La CGT RMC BFM a publié un communiqué cinglant face à ce retour. « À RMC, QUAND ON TIENT DES PROPOS RACISTES, ON A LE SOUTIEN DE LA DIRECTION ET MÊME 4 MINUTES D'ANTENNE POUR SE JUSTIFIER », a-t-il tonné. En effet, le syndicat a relevé que Barbara Lefebvre est revenue « moins d'1 mois après sa condamnation en première instance pour injure à caractère raciste ».
Par ailleurs, le communiqué a souligné qu'elle avait « commenté son procès, estimant que ses propos n'étaient pas racistes alors même qu'ils ont été reconnus comme tels en première instance ». Rappelons qu'en mars dernier, la chroniqueuse s'était vivement insurgée contre le financement public du rapatriement de Français bloqués à Dubaï, une sortie révélatrice d'un tempérament volontiers clivant. Néanmoins, c'est bien la position de la direction qui a alimenté la fronde interne la plus virulente.
Des « propos racistes » jamais assumés par Barbara Lefebvre
Le communiqué syndical a conclu sur une question acérée : « Aurait-elle eu la décence de s'excuser d'avoir qualifié les gens du voyage de "machins" ? Bien sûr que non. » Ainsi, la CGT a martelé sans ambages : « Le racisme n'est et ne sera jamais une opinion mais un délit. » De plus, le syndicat a dénoncé un « soutien indéfectible de la direction à cette chroniqueuse condamnée en première instance » comme « incompréhensible et scandaleux ».

Communiqué de la CGT RMC BFM
Or, en mars, Barbara Lefebvre accusait déjà le public français de « consommer la merde », visant explicitement la prolifération des fast-foods, un dérapage supplémentaire jamais sanctionné. La CGT a sèchement conclu : « Nous prenons bonne note de votre mépris et de votre refus de vous positionner de manière claire contre les propos racistes. »



