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"Comme si on pouvait casser le nez d'une femme par inadvertance" : Alexandra Rosenfeld brise le silence à l'Assemblée

Les violences conjugales demeurent un fléau invisible qui ronge le tissu social français. Pourtant, certaines voix émergent aujourd'hui pour briser l'omerta qui entoure ces drames quotidiens. Alexandra Rosenfeld incarne désormais cette résistance collective en témoignant publiquement des tourments qu'elle affirme avoir endurés. L'ancienne reine de beauté franchit ainsi un seuil symbolique en partageant son histoire devant les députés. Par conséquent, son récit soulève des questions cruciales sur les mécanismes du contrôle coercitif dans l'intimité.
Des rabaissements quotidiens qui fracturent l'estime de soi
Il y a plusieurs semaines, Alexandra Rosenfeld a livré un premier témoignage bouleversant sur le plateau de Quotidien. L'ex-compagnonne du chef Jean Imbert a décrit une emprise psychologique étouffante aux contours particulièrement glaçants. "C'est des rabaissements quotidiens pour tout. Tout ce qui venait de moi était nul", a-t-elle confié avec une émotion palpable. De surcroît, les humiliations portaient systématiquement sur son apparence ou ses origines sociales. Si elle adoptait une tenue décontractée, elle devenait une "cassos". À l'inverse, lorsqu'elle faisait des efforts vestimentaires, "j'étais une p*te", a-t-elle révélé douloureusement. Par ailleurs, Alexandra Rosenfeld a tenté de rompre des dizaines de fois sans jamais réussir. "Quand tu le quittes il est caché dans un parking, il est devant chez toi", a-t-elle raconté. Cette emprise totale illustre donc les mécanismes destructeurs qui emprisonnent certaines victimes dans des relations toxiques.
Alexandra Rosenfeld dénonce un coup de tête qui fracture plus qu'un nez
Ce mercredi 26 novembre 2025, Alexandra Rosenfeld a franchi une étape décisive devant l'Assemblée nationale. L'ancienne Miss France témoigne ainsi lors d'une table ronde consacrée au contrôle coercitif des victimes. Elle définit ce phénomène comme un "ensemble de comportements répétitifs" visant à isoler et fragiliser progressivement. En effet, elle reconnaît aujourd'hui ces schémas qu'elle a longtemps refusé de nommer clairement. "Il provoquait des colères pour ensuite retourner la situation et me faire passer pour folle", confie-t-elle sobrement. Néanmoins, c'est l'épisode de violence physique qui glace instantanément l'auditoire présent dans l'hémicycle. "Il tapait dans les murs et il m'a même fracturé le nez en me donnant un coup de tête", explique-t-elle. Cette révélation crée un silence pesant dans l'enceinte parlementaire où les députés mesurent la gravité.
Les cicatrices psychologiques persistent malgré la reconstruction personnelle
Alexandra Rosenfeld ponctue son récit d'une ironie désabusée qui traduit toute son amertume résiduelle. "Comme si on pouvait casser le nez d'une femme par inadvertance", lance-t-elle devant les parlementaires. Jean Imbert conteste fermement ces accusations et la justice devra trancher cette controverse judiciaire. D'ailleurs, en août dernier, le chef avait apporté des éléments contestant la version d'Alexandra Rosenfeld. Toutefois, l'ancienne reine de beauté affirme que "les traces les plus profondes sont psychologiques". Elle raconte se surprendre encore aujourd'hui à s'excuser excessivement dans sa vie quotidienne. Désormais en couple avec Hugo Clément, elle vit une relation "totalement saine" qui contraste radicalement. Pourquoi parler aujourd'hui devant l'Assemblée ? Parce que "beaucoup ont encore peur", explique-t-elle simplement. Parce que "l'homme dont il est question est puissant, soutenu, très bien entouré", ajoute-t-elle courageusement.
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