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“J’ai envie de jeter l’éponge” : Jean-Marie Bigard brise le silence après ses trois AVC et fait une annonce bouleversante

“J’ai envie de jeter l’éponge” : Jean-Marie Bigard brise le silence après ses trois AVC et fait une annonce bouleversante
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Jean-Marie Bigard n’a jamais été du genre à tourner autour du pot. Fidèle à lui-même, l’humoriste de 72 ans s’est livré avec une grande sincérité dans un long entretien accordé à l’émission Sirènes, diffusée sur YouTube. Plusieurs mois après son hospitalisation en mars dernier à la suite d’un accident vasculaire cérébral, il revient sans filtre sur son état de santé, les conséquences de ses trois AVC et son regard sur l’avenir. S’il assure aller “très bien”, il reconnaît également que le temps qui passe est parfois difficile à accepter.

“Ça affecte ma vie” : Jean-Marie Bigard se confie sur son état de santé

Face à la caméra, Jean-Marie Bigard apparaît plus posé. Son élocution est plus lente et il confie lui-même manquer “de ressort” et de “répondant”. Pourtant, il tient d’abord à rassurer. “Je vais très bien”, affirme-t-il, avant d’expliquer qu’il apprend progressivement à vivre avec les séquelles laissées par ses AVC. L’ancien pensionnaire des Grosses Têtes révèle avoir été victime de trois AVC en seulement deux ans. “J’en ai fait en tout trois, un il y a deux ans et puis deux assez rapidement”, explique-t-il.

Une épreuve qui a profondément changé son quotidien. “Ça affecte ma vie parce que évidemment j’ai des problèmes d’équilibre, notamment.” Heureusement, Jean-Marie Bigard peut compter sur le soutien sans faille de ses proches. Il se dit “très correctement suivi”, grâce notamment à sa femme Lola Marois et à leurs trois enfants, aujourd’hui âgés de 13 à 15 ans. Une présence qui lui est précieuse. “Ils n’arrêtent pas de me dire : ‘Papa, ne meurs pas. On a besoin de toi.’”

Jean-Marie Bigard reconnaît vivre difficilement les effets de l’âge

Malgré cet entourage bienveillant, l’humoriste admet que le vieillissement est une réalité qu’il vit difficilement. “Me sentir vieillir, ça me fait chier. Ça me fait chier de me dire qu’une chose est sûre, ça va pas aller de mieux en mieux, ça va aller de mal en pis”, confie-t-il avec une franchise désarmante. Avant d’ajouter : “Je constate ma décrépitude.” Jean-Marie Bigard raconte également que son kinésithérapeute l’encourage régulièrement à rester actif. Mais, selon lui, cette recommandation est devenue presque impossible à suivre. “Mon kiné tente de me dire ce que tous les kinés te disent : ‘Bougez, bougez, marchez, faites du sport’.” Une remarque qui le fait sourire jaune, puisqu’il estime ne plus être capable de pratiquer une activité physique comme auparavant.

L’ancien humoriste évoque sans filtre son souhait de rester libre jusqu’au bout : "C’est moi qui siffle la fin de la partie"

Au cours de cet entretien, Jean-Marie Bigard évoque aussi un sujet particulièrement sensible : la fin de vie. Alors que le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi créant un droit à “l’aide à mourir”, l’humoriste reconnaît qu’il pourrait, un jour, envisager cette possibilité. “Dans un avenir qui est de plus en plus proche, si ma vie n’était plus qu’une souffrance aussi bien en dormant qu’en étant éveillé, je serai le premier à dire à ma famille, qui je pense serait d’accord avec moi : ‘J’ai envie de jeter l’éponge’”, déclare-t-il. Fervent croyant, Jean-Marie Bigard explique qu’il souhaite avant tout rester maître de ses décisions. “Je n’ai pas envie globalement d’être dominé par qui que ce soit, y compris la mort. C’est moi qui siffle la fin de la partie.”

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