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Christine Bravo avoue ses regrets depuis le décès de Thierry Ardisson : “Je pensais que j’avais le temps…”

Le 14 juillet dernier, le monde de la télévision française a dit adieu à l’un de ses piliers, l’animateur Thierry Ardisson. Un décès qui a beaucoup choqué ses proches, bien qu’il portait sa maladie depuis plusieurs années. Parmi eux, Christine Bravo, qui a pendant longtemps été l’acolyte de Thierry Ardisson. Interrogée dans l’émission On refait la télé sur RTL, elle est revenue sur le jour où elle a appris le décès de son ami, mais aussi sur ses regrets et les choses qu’elle ne lui a jamais dites.
Christine Bravo :”Jamais, je n’ai pris mon téléphone pour lui dire que j’avais apprécié”
Elle explique que dix jours avant son départ, elle a su que son état n’était pas bon : “J’ai appris qu’il était en train de mourir, que ça allait très mal." Mais malade depuis déjà des années, Christine Bravo ne pensait pas que Thierry Ardisson partirait dans les jours à venir : "J’étais en panique. Je me suis dit que je voulais lui parler. Je croyais encore que j’avais le temps.",“Puisqu’il était malade depuis tellement longtemps et il ne mourait pas. Il était immortel. Alors, là, j’ai pris un coup de poignard." L’animatrice de 69 ans a ensuite partagé une anecdote touchante de l’homme en noir qui lui aurait dit “Je t’aime” lors d’un tournage. Après des années d’embrouilles professionnelles, c’était la fin des hostilités pour les compères : "Jamais, je n’ai pas pris mon téléphone pour lui dire que j’avais apprécié. Je pensais que j’avais le temps. Et puis je n’ai pas vu les cinq ans passer."
Un duo né bien avant leur célébrité
Alors quand l’animateur est décédé cet été, elle a décidé de lui rendre hommage et de lui dire à sa façon qu’elle l’aimait également. Sur son compte Instagram, elle a écrit : “Triste journée où un lointain passé heureux éclabousse de mélancolie l’éblouissante Balagne. Je ne me souviens pas d’Ardisson. Je pleure Thierry de mes 25 piges, lui publicitaire, moi journaliste au Matin, on n’était pas connus, on n’imaginait pas le devenir. On faisait la bringue dans des bodegas animées par Corti. Roda-Gil, Christian Lacroix, Gainsbourg, rien que des cinglés iconoclastes et libres". Elle avait confié il y a quelque temps en interview : “Thierry et moi étions amis depuis très longtemps, bien avant d'être connus. C'est quelqu'un que j'ai adoré. On s'est fâchés professionnellement parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de tricher, c'était dans sa nature.", "Mais dix ans après, on s'est recroisés, on est tombés dans les bras l'un de l'autre. Il n'y avait plus de rancune, de colère, ni de haine.” Christine Bravo conclut en disant que finalement, il n’y aura jamais un autre animateur comme lui : “Il incarnait aussi la liberté d'expression. Il n'aurait plus pu refaire ce qu'il faisait. Le politiquement correct a tout écrasé".



