
divertissement > people
Apolline de Malherbe face à "des petites filles voilées", son appel à Jordan Bardella

Le débat autour du port du voile reste particulièrement houleux en France. Depuis plusieurs années, la question de la place des signes religieux dans l'espace public et les institutions alimente les discussions politiques. Pour certains, le voile constitue une expression religieuse incompatible avec le principe de laïcité dans certains lieux, tandis que d'autres y voient une liberté individuelle protégée par la loi. La polémique a récemment rebondi après la présence de plusieurs femmes voilées, dont de jeunes filles, à l'Assemblée nationale. Une controverse sur laquelle Apolline de Malherbe a interrogé Jordan Bardella lors de son passage sur BFMTV.
Le discours sans langue de bois de la présidente de l’Assemblée nationale
Dans l’émission spéciale Face à BFM, Apolline de Malherbe est revenue sur cette polémique qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux. Une situation qui a créé une vague de mécontentement. Un sentiment que partage Julien Odoul mais aussi Yaël Braun-Pivet. Sur X, la présidente de l’Assemblée nationale n’a pas mâché ses mots. “Au cœur même de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, où a en particulier été votée la loi de 2004 sur la laïcité à l'école”, a-t-elle confié. Avant d’ajouter : “Il me paraît inacceptable que de jeunes enfants puissent porter des signes religieux ostensibles dans les tribunes. Nous n'avions pas été confrontés à cette situation par le passé, c'est donc visiblement la première fois” Et de conclure : “J'ai appelé chacun à une extrême vigilance pour que cela ne se reproduise pas. C'est une question de cohérence républicaine”
Jordan Bardella sans filtre face à Apolline de Malherbe au sujet de la polémique
Invité sur le plateau de BFMTV, Jordan Bardella n’a pas manqué de dire ce qu’il pense de cette situation. Pour ce dernier, il ne fait aucun doute qu’une étape a été franchie, surtout lorsqu’on voit “des gamines de 5 ans ou de 6 ans avec un voile islamique sur la tête.” “La France n'est pas une terre islamique”, a-t-il lâché. Avant de donner son avis clair sur le port du voile : “On est au cœur de la partition que je dénonce et dont je vous parlais tout à l'heure. Le port du voile est interdit à l'école. Il devrait être interdit dans les sorties scolaires.”
Par la suite, le président du RN a été interrogé sur la nature de cette présence. Et pour le trentenaire qui n'a pas mâché ses mots concernant les Français d'origine étrangère, il ne fait aucun doute qu’elle est loin d’être anodine. “Je ne dis pas qu'à 5 ans, on a un projet politico-religieux. Mais je dis que ce qu'on vous met dans la tête à 5 ans quand vous portez un voile islamique intégral en France. C'est très certainement que de la part des parents. Il y a une conception de la laïcité et une conception de la nation qui est bien particulière et qui est bien nappée”, a-t-il ajouté.
“Le projet est d'accélérer l'islamisation de la société”
La présence de ces petites filles voilées à l’Assemblée nationale n’a clairement pas plu à Yaël Braun-Pivet. Cependant, la sortie de cette dernière n’a pas fait l’unanimité. Notamment du côté d’Eric Coquerel qui n’a pas caché son étonnement. Une sortie qui est loin de surprendre Jordan Bardella. “La France insoumise devrait s'appeler la France islamiste”, a-t-il lâché face à Apolline de Malherbe, qui a évoqué ce qui la retient au plumard.
Avant d’ajouter : “Ils sont dans la roue des fondamentalistes islamistes. Le burkini, ils sont pour. L’Abaya, ils sont pour. Le voile, ils trouvent ça formidable. Sur des gamines de 6 ans, c'est formidable. C'est sans doute ça, la gauche qui défend l'égalité entre les hommes et les femmes.” Puis, le président du RN a déclaré : “Ne soyons pas dupes du vrai visage et du vrai projet de M. Mélenchon. Ce sont des communautaristes. Ce sont des gens qui jouent sur les braises, non seulement de l'antisémitisme, mais dont le projet est d'accélérer l'islamisation de la société, de renforcer l'influence du fondamentalisme islamiste dans notre pays, pour espérer récolter les fruits électoraux.”
À lire aussi sur Nextplz:



