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Violences conjugales : faute de place, des femmes contraintes de retourner chez leur agresseur

Violences conjugales : faute de place, des femmes contraintes de retourner chez leur agresseur
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Manque de lits, hôtels saturés, structures inadaptées… À Caen, des femmes victimes de violences conjugales n’ont d’autre choix que de rentrer chez elles.

Elles ont tout quitté. Un compagnon violent, un foyer devenu dangereux. Mais une fois la porte franchie, aucune solution. À Caen, l’association « Itinéraires », en première ligne contre les violences conjugales, se dit aujourd’hui impuissante face au manque criant de places d’hébergement d’urgence dans une enquête menée par «  Mediapart ».

« On est censés protéger ces femmes. Et on leur dit qu’il n’y a pas de solution »

Depuis décembre 2024, les équipes de l’association ont recensé dans un tableau chaque refus : des femmes reparties sans hébergement, forcées de dormir dans leur voiture ou renvoyées chez leur agresseur. Rien que la première semaine d’avril, cinq femmes ont été laissées sans solution.

En tout, seules 83 places sont mobilisables dans le Calvados via le 115 : 40 à l’hôtel, 27 en structures dédiées, 16 en logements transitoires. Mais elles sont systématiquement pleines. « Quand une femme est dans une dynamique de partir, c’est maintenant », rappelle Luc Carabeux, éducateur spécialisé dans les colonnes de « Mediapart ». « Leur refuser une solution immédiate peut dissuader certaines de réengager des démarches de départ. »

« Dormir dehors, c’était mieux que de rester avec lui »

Les témoignages recueillis par « Mediapart » sont...

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