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Suicides à l’hôpital public : trois ministres visés par une plainte pour harcèlement et mise en danger

Infirmières, brancardiers, chefs de service… Plusieurs soignants ou leurs proches ont déposé une plainte inédite contre l’État. En cause : des suicides liés à l’épuisement, une souffrance institutionnelle, et une organisation jugée mortifère. Trois ministres sont directement visés.
C’est une action rarissime. Le 10 avril, vingt plaignants – soignants en poste ou proches de personnels décédés – ont saisi la Cour de justice de la République. Ils accusent l’État de harcèlement moral, mise en péril d’autrui, violences mortelles et homicide involontaire. Dans leur viseur : Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Yannick Neuder, ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, et Élisabeth Borne, actuelle ministre de l’Éducation nationale, mais également en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, donc responsable des facultés de médecine et des hôpitaux universitaires, révèle, lundi 14 avril, « France Inter » en exclusivité avec le journal « Le Monde ».
Des suicides qui ne sont plus de simples chiffres
Derrière cette plainte, il y a des noms, des visages, des lettres d’adieu. Comme celle laissée par une infirmière du centre hospitalier de Béziers, qui s’est suicidée en juin 2024. Son mari, Sam, témoigne :
« Elle a fait ce geste pour protéger les autres infirmières. Elle était confrontée à un planning déséquilibré, une surcharge de travail. Elle se sentait...



