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Six ans après la loi « anti-fessée », où en sont les Français sur les violences éducatives ordinaires ?

Six ans après la loi « anti-fessée », où en sont les Français sur les violences éducatives ordinaires ?
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Enfants placés maltraités, vifs débats autour de l'éducation positive : les violences éducatives, dont le spectre a ressurgi avec l'affaire Bétharram, restent encore bien ancrées dans les mentalités en France, comme l’expliquent des associations auprès de l’AFP.

Avec l’affaire Bétharram revient dans le débat public le sujet des violences éducatives ordinaires (VEO), pourtant interdites par la loi depuis 2019. Ce mercredi 14 mai, alors auditionné par les députés dans le cadre d’une commission d’enquête, François Bayrou, le Premier ministre, est revenu sur sa gifle, alors donnée face caméra à un enfant en pleine campagne présidentielle, en 2002. « Un geste éducatif », a justifié le responsable politique 23 ans plus tard.

Une loi non contraignante mais très claire

Une justification qui a fait bondir plusieurs associations interrogées ce vendredi 16 mai par l’AFP. « On continue malheureusement encore trop souvent de banaliser, minimiser ces méthodes visant à faire obéir par la peur, la crainte, la douleur, la contrainte, sous prétexte d'éduquer l'enfant », juge ainsi Gilles Lazimi, médecin généraliste et président de l'association Stop VEO.

Depuis la loi « anti-fessée » de 2019, « il y a des progrès mais les punitions, les humiliations à visée éducative sont encore bien présentes dans notre société », déclare pour sa part Joëlle Sicamois, directrice de la Fondation pour l'enfance.

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