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L'édito de ELLE : Non, la passion ne justifie pas la violence

Selon l'adage, « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres ». Et si on le transposait à l'amour ? Si la jalousie maladive et les accès de colère qu'ont ces hommes qui se disent « amoureux », étaient enfin reconnus à leur juste valeur, sans qu'ils puissent encore se cacher derrière cette « passion » qui excuserait tout ?
À partir de quand un amoureux tout à la fois empressé et jaloux, adorable et colérique devient-il un homme potentiellement coupable devant la justice de harcèlement, notion renforcée par la circonstance aggravante de l’emprise (contrôle exercé par un partenaire sur l’autre), ou de violence psychologique (des faits qui, s’ils sont reconnus par la justice, sont passibles de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende) ?
Retrouvez notre enquête intégrale sur Jean Imbert :
Le continuum entre violences psychologiques et physiques si souvent vérifié
Depuis les débuts de #MeToo, les affaires de violences sexuelles et sexistes se succèdent dans les tribunaux. La société dans son ensemble tâche d’évaluer les mécanismes de l’emprise et de la violence masculine afin de la prévenir. Notre regard change aussi. L’époque secoue les représentations amoureuses délétères. Surtout quand elles ont trop longtemps été associées à un supposé « romantisme » justifiant tous les abus.
Exemple ? La jalousie maladive,...



