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L'édito de ELLE : le retour de la féministe mal baisée dans le débat public

Depuis le XIXe siècle, certains esprits quelque peu sexistes ou étriqués considèrent que les féministes seraient féministes car frustrées, revanchardes, trop grosses ou trop moches. Un éternel cliché dit de la « mal baisée », qui continue visiblement de faire recette sur certains plateaux TV français, jusque dans les hautes sphères politiques étrangères. Mais le mouvement n'a pas dit son dernier mot.
Une féministe est-elle juste une femme qui se bat pour l’égalité entre les femmes et les hommes ? Pas sûr pour tout le monde : « Il y a parfois une vengeance, une rancœur. En fait il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas eu la chance d’être regardées par les hommes, et qui de ce fait nourrissent parfois contre eux un sentiment de revanche », a cru bon d’expliquer un présentateur en prime time, le 3 avril sur CNews, lors d’un débat sur la notion de consentement dans la définition pénale du viol.
Ah, mais c’est bien sûr ! Revoilà la rengaine de la féministe mal baisée, aussi vieille que ce mouvement d’émancipation, qui remonte selon les historiens à la fin du XIXe siècle. L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a été saisie.
Un anti-féminisme d’atmosphère qui semble infuser dans le monde entier
Parce qu’elles bousculent l’ordre établi, les féministes ont toujours été traitées de tous les noms, surtout ceux qui les renvoient à leur corps, à leur sexe : des mal-baisées...



