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Fin de vie : les députés ouvrent la voie à un droit élargi à l’aide à mourir

L’Assemblée nationale a validé en commission la possibilité, pour les patients qui le demandent, de choisir comment recevoir l’aide à mourir. Un amendement adopté dans la nuit du 12 avril modifie sensiblement l’équilibre du texte initial.
C’est un basculement discret mais lourd de sens. Dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 avril, les députés réunis en commission ont validé un amendement élargissant les conditions d’accès à l’aide à mourir. Porté par Élise Leboucher (LFI), il permet désormais à la personne concernée de choisir entre auto-administration du produit létal ou administration par un professionnel de santé – médecin ou infirmier.
Initialement, le texte prévoyait que l’intervention d’un soignant ne soit possible que si le patient était dans l’impossibilité physique de s’administrer lui-même la substance. Avec cet amendement, la décision revient pleinement au patient, sans condition d’incapacité.
Un glissement assumé, mais débattu
Le rapporteur Olivier Falorni (Modem) a donné un avis de sagesse sur cet amendement, estimant qu’il ne bouleversait pas l’équilibre général du texte. Mais du côté des Républicains, certains crient au changement de nature du dispositif.
« On est dans un encadrement juridique qui n’est plus de même nature », a réagi Patrick Hetzel (LR). Selon lui, ce vote modifie profondément le projet initial, faisant passer le texte d’un encadrement du suicide assisté à une...



