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Aux États-Unis, une élue démocrate propose de criminaliser les rapports sexuels non-protégés

L’élue démocrate Anitat Somati a proposé, aux États-Unis, de criminaliser le sexe non-protégé. Sa proposition de loi vise en réalité à sensibiliser sur la façon dont le corps des femmes est contrôlé.
Répondre à l’absurde par l’absurde. Aux États-Unis, l’élue démocrate de l’Ohio et gynécologue Anitat Somati a présenté début février une proposition de loi visant à criminaliser les rapports sexuels non-protégés qui n’auraient pas pour but la reproduction. Le texte s’intitule « La conception commence à l’érection ».
Si la loi était adoptée, tout homme deviendrait un criminel s’il « décharge du sperme ou du matériel génétique sans intention de fertiliser un embryon ». L’amende serait de 1 000 dollars pour un premier manquement à la loi, puis de 5 000 dollars pour une deuxième infraction et de 10 000 dollars en cas de troisième manquement. Le texte prévoit des exceptions pour la masturbation, les dons de sperme ou si un contraceptif est utilisé.
Mais l’élue – féministe et pro avortement – n’imagine pas, en réalité, que son texte puisse être adopté. La proposition de loi vise davantage à mettre en lumière les inégalités « entre la façon dont nous parlons du corps des hommes et du corps des femmes ». « Si le législateur est si déterminé à réglementer le corps des femmes et leurs accès aux contraceptifs et à l’avortement, commençons à contrôler les hommes de la même manière »,...
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