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Qu’est-ce que le « consentement non consensuel », ce fantasme tabou souvent abordé en thérapie ?

Qu’est-ce que le « consentement non consensuel », ce fantasme tabou souvent abordé en thérapie ?
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Le fantasme du viol ou de la contrainte sexuelle est souvent abordé en thérapie, selon les études et les sexologues. Dans le milieu du kink, ce jeu de rôles est mis en pratique de façon encadrée.

Dans les cabinets de sexologues, certains fantasmes reviennent avec une régularité surprenante, parfois entourés de gêne et de silence. Ils interrogent notre rapport au pouvoir et aux interdits. Souvent, les personnes qui les évoquent éprouvent des sentiments de honte, de culpabilité, tiraillées entre leurs valeurs conscientes et l’excitation que suscitent ces scénarios intimes, dans leur tête et dans leur corps. Parmi ces fantasmes tabous, celui du viol et de la contrainte sexuelle est souvent abordé, révèle la sexologue Manon Despres, dans les colonnes du  « Point ». Et les femmes ne sont pas en reste. Selon une étude canadienne menée par l’université de Montréal en 2014, auprès de 1 516 personnes, 30 % des participants et 29 % des participantes confiaient avoir déjà fantasmé sur le fait de subir un viol.

Dans une interview accordée à ELLE, Maud Serpin, autrice des « Fantasmes au féminin », décryptait ce décalage entre l’éthique et le fantasme : « Aujourd’hui, la société exerce une forte injonction à l’alignement : on cherche à être cohérent avec nos valeurs dans tous les aspects de notre vie, de l’alimentation à la sexualité. Les fantasmes, comme ceux de soumission lorsque l’on est féministe, sont vécus comme une...

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