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« On s’accepte soi et l’autre dans cette intimité » : faut-il démocratiser le pet dans le couple ?

« On s’accepte soi et l’autre dans cette intimité » : faut-il démocratiser le pet dans le couple ?
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Laisser échapper un pet devant son partenaire peut sembler trivial. Mais qu’en est-il des couples (comme le mien) qui s’autorisent ces petites libertés corporelles ? Réponses avec Marie-Victoire Chopin, psychologue, sexologue et thérapeute de couple.

Je suis plutôt d’un naturel décomplexé. Expulser de l’air intestinal en présence de mes amoureux – si tant est que la relation soit stable et ait dépassé les premières étapes de la séduction – ne m’a jamais posé de problème (et à mes partenaires non plus, vraisemblablement). Avec mon conjoint actuel, je ne saurais pas dire à quand remonte mon premier gaz assumé, tant le sujet s’est dissi-pet de façon tout à fait naturelle au sein de notre couple.

Assumer ses pets dans le couple, ou comment se libérer du « syndrome de la princesse »

À bien y réfléchir, je dirais que j’ai commencé à libérer mon transit à partir du moment où mon mec a lui-même déclenché les hostilités. Dès que je me suis sentie assez à l’aise avec celui qui partage ma vie depuis dix ans, j’ai su tourner ce processus naturel de la digestion en dérision. Très vite, les pets sont devenus un running-gaz entre nous. « Au début de la relation, on tend à projeter une version idéalisée de soi : on adoucit ses attitudes, on cherche à paraître présentable, observe Marie-Victoire Chopin, psychologue, sexologue clinicienne et thérapeute de couple. Ensuite, certaines femmes ont tendance à souffrir du...

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