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Qui est vraiment Anaïs Borie, la designeuse de l’imaginaire

Qui est vraiment Anaïs Borie, la designeuse de l’imaginaire
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Diplômée de l'Ésad Saint-Étienne puis de la Design Academy Eindhoven, Anaïs Borie fait naître de la fiction des créatures hybrides où verre soufflé, bois, métal et électricité cohabitent. Dix ans après son départ pour les Pays-Bas, la designeuse est revenue s’installer dans la ville de ses études qui lui consacre à la Platine sa première exposition monographique.

ELLE Décoration. Vous avez étudié à Saint-Étienne, puis passé dix ans aux Pays-Bas. Pourquoi revenir ici ?

Anaïs Borie. Après l'Ésad, je suis partie à Eindhoven où j’ai co-fondé le collectif morph.love, fait une résidence au musée de Hambourg pendant le Covid, où j’ai travaillé les dimensions sonores et immersives de mes œuvres. Cependant mon atelier de Rotterdam restait précaire, et ma carrière décollait : j'avais besoin d'un espace pérenne. J'ai regardé Lyon, Marseille… et Saint-Étienne s'est imposée. C'est une ville de possibles, bien connectée, avec un vrai vivier d'artistes venus de Paris, Bruxelles, Amsterdam. J'y suis installée depuis un an et demi, et je peux y continuer de grandir.

ELLE Décoration. Votre travail part toujours d'une histoire, jamais d'un objet. Comment procédez-vous ?

Anaïs Borie. Je commence par un récit, puis je me demande quels objets pourraient l'enclore. La forme vient soutenir la narration et c'est pour ça que mes pièces sont si différentes les unes des autres. Je peins des créatures hybrides, nées de mes lectures, notamment de...

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