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Une croisière peut-elle être durable ?

Une croisière peut-elle être durable ?
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Explorer le monde sur le pont d'un bateau continue de faire rêver. Mais les croisiéristes soucieux de leur impact sur la planète existent-ils ?

Plus vertueux que l'avion mais… Les bateaux de croisière, prisés par plus de 31,7 millions de passagers dans le monde en 2023, selon l'Association internationale des lignes de croisière, émettent du CO2, du dioxyde de soufre et des particules fines, nocifs pour le climat et la santé. Un impact qui varie selon le nombre de personnes à bord, la vitesse et les activités.        

Selon le calculateur du site BonPote, une personne qui ferait l'aller-retour en ferry, entre Marseille et Ajaccio seule dans une cabine, sans voiture et sans utiliser les équipements à bord (restaurant, piscine, etc.), émettrait 249 kg de CO2 .

Si elle se contente d'un siège, elle en émettrait 50 kg, soit quatre fois moins que si elle choisissait l'avion. Au-delà de cette pollution, ces géants des mers sont aussi accusés d'encourager le tourisme de masse et de fragiliser les écosystèmes. Des villes comme Venise et Amsterdam les interdisent, tandis que les croisiéristes, poussés à évoluer, testent des pistes d'amélioration.     

Le sens de l'innovation 

La compagnie Hurtigruten a été la première à bannir le fioul lourd en 2009, et à opter pour du fioul allégé. Un carburant moins polluant utilisé par de nombreux croisiéristes – dont la compagnie de luxe Ponant qui a aussi testé le biocarburant (un mélange d'huiles alimentaires...

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