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« Social mask » : le phénomène psychologique qui explique votre épuisement après une soirée

Vous quittez chaque dîner sur les rotules, sans trop savoir pourquoi ? Le souci n'est peut-être pas la soirée en elle-même, mais l'énergie dépensée à paraître détendue pendant deux heures.
Le « social mask » désigne ce filtre que l'on active sans y penser dès qu'on est face à d'autres : un sourire calibré, une voix posée, une version de soi plus lisse et plus conforme à ce que la situation impose.
Rien de nouveau sous le soleil : l'idée que la vie sociale fonctionne comme une scène de théâtre, où chacun adapte son jeu selon le public et le contexte, remonte aux travaux du sociologue Erving Goffman dans les années 1950, repris récemment dans les colonnes du « Vogue » France.
Pourquoi le masque social épuise autant mentalement ?
Ce mécanisme devient problématique quand il tourne en automatisme permanent.
Côté émotionnel, on dissimule ce qu'on ressent vraiment sous une attitude plus acceptable : on encaisse sans broncher, on étouffe son agacement pour éviter les frictions. Côté relationnel, on se force à rester disponible, enjoué, partant, même à plat, en restant sur le qui-vive pour ne décevoir personne.
Certains vont plus loin et mettent en sourdine une partie de leur identité : opinions, goûts ou traits de personnalité gommés pour coller au groupe. Chez les profils neuroatypiques (autisme, HPI, troubles dys), cela prend la forme d'un véritable travail de camouflage, à force d'observer et de reproduire les codes jugés « normaux...
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