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Vœux de Noël : ce message glaçant de Donald Trump visant les condamnés à mort choque le pays

Un message de Noël transformé en charge politique. Donald Trump avait publié ses vœux en deux messages sur son réseau Truth Social. Au lieu d’un ton apaisé, le président élu a ciblé ses adversaires et des criminels condamnés, en promettant de reprendre la main sur la sécurité et la justice pénale. En toile de fond, la décision de Joe Biden : commuer la peine de 37 des 40 condamnés à la peine de mort par la justice fédérale en réclusion à perpétuité, tout en accordant grâce ou commutation à près de 1 500 autres détenus. C’est à ces prisonniers que Trump a réservé une partie de ses vœux, avec une formule aussitôt jugée choquante.
Des vœux de Noël très offensifs
Sur Truth Social, il écrit un long message directement adressé à eux : "Aux 37 criminels les plus violents, qui ont tué, violé et pillé comme pratiquement personne avant eux, mais qui viennent de bénéficier, de façon incroyable, d'une grâce de la part de Joe Biden l'endormi : je refuse de souhaiter un joyeux Noël à ces "âmes" chanceuses", a-t-il écrit, cité par Le Point. "Je leur dirai plutôt : "Allez en enfer !"" Le reste du message suit la même veine agressive : Trump vise aussi le Canada qu’il imagine en 51ᵉ État, évoque des soldats chinois au canal de Panama et rappelle ses ambitions sur le Groenland jugé stratégique pour la sécurité américaine.
La décision de Joe Biden sur les condamnés à mort
Joe Biden venait alors d’annoncer, dans un communiqué de la Maison-Blanche, une mesure rarissime : "Aujourd'hui, je commue les peines de 37 des 40 individus présents dans le couloir de la mort de la justice fédérale à des peines d'emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle", a déclaré Joe Biden, cité par CNews. Ces condamnés voient leur peine transformée en perpétuité réelle, en cohérence avec le moratoire fédéral décrété en 2021 sur les exécutions, sauf pour certains actes de terrorisme ou tueries de haine. Le chef de l'État a tenu à préciser son message aux victimes : "Ne vous trompez pas : je condamne ces meurtriers, je pleure les victimes de leurs actes ignobles, et j'ai de la douleur pour toutes les familles qui souffrent d'inimaginables et irréparables pertes", a poursuivi Joe Biden. Des organisations de défense des droits humains ont salué une décision présentée comme un tournant historique, tout en redoutant une future reprise des exécutions fédérales sous Donald Trump.
Le bras de fer autour de la peine de mort fédérale
Cette séquence illustre le fossé entre les deux hommes : sous le premier mandat de Donald Trump, 13 exécutions fédérales ont eu lieu entre 2020 et 2021, un record depuis plus d’un siècle, alors qu’environ 2 300 détenus restent dans les couloirs de la mort américains. En promettant de durcir encore la peine capitale contre les criminels violents, le futur président laisse entendre que le bras de fer autour de la peine de mort fédérale reprendra dès son investiture.
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