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"Une grosse hypocrisie" : écoeurée, Karine Le Marchand (56 ans) s'en prend à un célèbre ministre

"Une grosse hypocrisie" : écoeurée, Karine Le Marchand (56 ans) s'en prend à un célèbre ministre
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Si l’émission a su séduire de nombreux téléspectateurs depuis sa création, elle continue d’alimenter un débat brûlant autour de la « peopolisation » des responsables politiques. Une critique à laquelle Karine Le Marchand a choisi de répondre frontalement. Dans cette nouvelle saison tournée sur deux années, quatre figures politiques aux profils très différents se confient à l’animatrice. A savoir : Sandrine Rousseau (EE-LV), Jordan Bardella (RN), Gérald Darmanin (majorité présidentielle) et Fabien Roussel (PCF). Un panel voulu représentatif de la diversité du paysage politique français : « On voulait des gens de gauche, écologistes, du gouvernement... On voulait aussi de la droite et Jordan Bardella, pour incarner la relève, me paraissait incontournable ».

Karine Le Marchand brise enfin le silence

Les critiques autour du programme Une ambition intime ressurgissent toutefois à seulement quelques semaines de sa diffusion. Jean-Marc Ayrault dénonçait en effet dès 2016 une dérive vers le modèle américain où la politique devient spectacle. Plus récemment, Renaud Dély, ex-directeur de Marianne n’a également pas mâché ses mots en estimant que le programme installe l’illusion que « les Français sont gouvernés par des stars de la téléréalité ». De quoi sortir Karine Le Marchand du silence dans lequel elle s’était jusqu’à présent réfugiée.

Une mise au point destinée à ses détracteurs

Face à cette fronde, Karine Le Marchand a donc tenu à mettre les choses au clair lors d’une conférence de presse relayée par Puremédias. « Il y a une grosse hypocrisie à critiquer la peopolisation tout en niant que la personnalité des politiques influence leurs décisions » a-t-elle tranché dans un premier temps. Une manière pour elle de prendre exemple sur Emmanuel Macron : « Il fera deux quinquennats en accord avec sa personnalité ». C’était avant d’ajouter un parallèle frappant : « On ne peut pas dissocier la politique de Trump de qui il est. C’est pareil pour Poutine ».

Un objectif précis

Loin de se laisser intimider, Karine Le Marchand assume donc sa ligne éditoriale initiale. Celle de dévoiler l’humain derrière l’élu, montrer les failles, les doutes, les motivations profondes. Car si l’image compte, c’est aussi pour mieux comprendre les ressorts de l’action politique. C’est ainsi que toujours aussi fidèle à son style, l’animatrice entend bien continuer à creuser là où peu osent aller.

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