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Thierry Beccaro revient sur sa relation tumultueuse avec son père : “Il m’a fait vivre des choses terribles”

Thierry Beccaro revient sur sa relation tumultueuse avec son père : “Il m’a fait vivre des choses terribles”
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Depuis plusieurs années, Thierry Beccaro a décidé de lever le voile sur son enfance, et sur les traumatismes qu’il a vécus. Il commence en 2018 avec la parution de son livre Je suis né à 17 ans, qui sera adapté en 2022 à la télévision. Dans cette œuvre, il raconte sa relation très violente avec son père, qui l’a maltraité physiquement et psychologiquement durant son enfance. Cette année, il décide d’exposer une nouvelle fois ses blessures. Il raconte son enfance dans le seul en scène l’Amour à la Menthe, présenté au Festival d’Avignon. L'animateur s’est confié auprès du Parisien sur cette expérience. 

Un spectacle cathartique pour l’animateur de France 2

Grâce à cette pièce de théâtre, il espère lever le voile sur ce tabou et aider ceux qui subissent la maltraitance : "Le livre, le film et le seul-en-scène, dans l’histoire qui est la mienne, j’aurai l’impression de boucler la boucle après ce spectacle. J’aurais fait une grande partie du chemin. Pas pour moi, je pense que ça va continuer. Mais pour ceux qui en ont besoin, qui ont connu la maltraitance physique, psychologique." Alors qu’il a réussi à s’en sortir, Thierry Beccaro veut prouver à tous que c’est possible : "Ma grande joie, c’est de partager ça avec les spectateurs et de leur dire qu’on s’en sort. Qu’il faut se battre, être courageux, en parler et ne pas rester avec la colère, parce qu’on s’autodévore sinon". Pas trop douloureux de remuer le passé ? "Non, justement, c’est le public qui doit ressentir tout ce que j’évoque pas moi. Si je m’écroule en scène, il va être gêné pour moi, peut-être même sera-t-il déçu."

Thierry Beccaro : “Il faut continuer d’avancer”

Thierry Beccaro explique comment il arrive a à prendre du recul quand il se trouve sur scène : “Si je ne faisais pas abstraction de mon vécu, chaque scène traumatique assez douloureuse que j’évoque me prendrait. Mais là, je joue, je prends la place du père, de ma mère… Comme un peintre, je réalise la peinture de ma vie avec du recul". Pourtant, il admet toujours ressentir le poids de cette enfance douloureuse : "J’ai encore mon sac sur les épaules. Plus léger, mais présent, il faut faire avec et continuer d’avancer. Et faire, comme dit Boris Cyrulnik, de ce malheur un merveilleux malheur. La belle histoire de cette vie un peu mouvementée, c’est que paradoxalement, elle m’offre des moments incroyables." Mais aujourd’hui, l’animateur de Motus réalise que ces épreuves l’ont rendu plus fort : "On s’aperçoit qu’on est résilient après, une fois sorti d’une tragédie. Quand on est capable de sourire aux autres, de s’ouvrir, de partager. Mon père était aussi un mec formidable, mais il m’a fait vivre des moments terribles".

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