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Tensions en direct : "Pro-israélien c’est vrai mais…" Enrico Macias met les points sur les i face à Marc-Olivier Fogiel

Artiste engagé et figure emblématique de la chanson française, Enrico Macias n'a jamais pratiqué la langue de bois. Ses prises de position, souvent tranchées, suscitent régulièrement de vives réactions dans l'espace public. Récemment, le chanteur a de nouveau fait l'actualité en se livrant sans filtre sur des sujets sensibles. Il est revenu sur ses relations politiques passées, parfois complexes mais toujours assumées avec franchise. Cette liberté de parole l'a conduit à aborder frontalement les tensions géopolitiques qui impactent sa carrière.
Une fidélité en amitié mise à l'épreuve
En mars dernier, Enrico Macias est revenu sur son amitié indéfectible avec l'ancien président Nicolas Sarkozy. Il a toujours revendiqué ce lien fort, dépassant les clivages politiques qui pouvaient exister entre eux. "Nous avons la même religion : la fidélité en amitié", a-t-il habituellement affirmé avec conviction. Pourtant, cette proximité ne l'a jamais empêché d'exprimer des désaccords profonds avec l'homme politique. "Je voulais qu'il régularise tous les sans-papiers. On s'est accrochés", a confié l'artiste engagé. Il a précisé avoir obtenu la promesse que ses demandes seraient étudiées avec soin et bienveillance. Le chanteur Enrico Macias a également rappelé un souvenir marquant de l'élection présidentielle de 2007. "Quand je suis arrivé à la place de la Concorde, j'ai chanté 'Les filles de Sarkozy'", a-t-il expliqué. Cette franchise passée trouve un écho puissant dans ses récentes déclarations sur un sujet brûlant.
Pro-israélien, mais pas pro-gouvernemental
Face à Marc-Olivier Fogiel, Enrico Macias a abordé l'annulation de son concert en Turquie. Il a dénoncé un "boycott officiel, une atteinte à ma liberté", rejetant le prétexte sécuritaire avancé, comme le mentionne un article de Closer. Pour lui, la véritable raison est ailleurs : "C'est à cause du conflit entre Israël et la Palestine". L'artiste a alors clarifié sa position avec une grande précision. "Je suis pro-israélien c'est vrai mais je ne suis pas pro-gouvernemental", a-t-il martelé au micro. Il a tenu à souligner son attachement profond à la paix et son empathie pour les civils. "Moi, j'ai rien contre les Palestiniens, j'aimerais bien qu'il y ait la paix", a-t-il ajouté. Critiquant l'initiative d'Emmanuel Macron, il a questionné la pertinence de reconnaître un État palestinien maintenant. Cette prise de position sans concession lui vaut parfois des réactions hostiles y compris en France.
Les adieux, entre émotion et tumulte
Il y a quelques mois, l'icône de la chanson a annoncé la fin de sa longue carrière. Enrico Macias a exprimé son angoisse face à cette nouvelle étape de sa vie. "Si j’arrête, c’est fini pour moi", avait-il partagé, soulignant son amour viscéral pour la scène. Un concert événement a donc été organisé au Dôme de Paris pour célébrer ses 85 ans. Malheureusement, la soirée a été perturbée par le jet de boules puantes vers la scène. Loin de se laisser intimider par cet acte de malveillance, le chanteur a réagi avec courage. "Ils peuvent faire ce qu’ils veulent, même me jeter une bombe, je n’ai pas peur", a-t-il lancé. Cette déclaration forte a montré la détermination d'Enrico Macias à ne jamais céder face à l'adversité.



