
divertissement > people
"Saignés à vif" : en plein Ramadan, Brigitte Bardot s'indigne sur cette pratique

Le 26 mars dernier, Brigitte Bardot s'est livrée sans filtre lors d'une longue interview accordée à BFM TV. L'icône du cinéma a évoqué plusieurs sujets, notamment son état de santé, après les soucis respiratoires qui l'ont inquiétée ces dernières années. Toujours aussi franche, elle a partagé son point de vue sur la mort, un sujet qui ne lui fait pas peur, selon ses dires. Enfin, elle est revenue sur la disparition d'Alain Delon, une perte qui l'a profondément marquée.
Brigitte Bardot révoltée avant la fin du Ramadan
Au cours de cet entretien, Brigitte Bardot a aussi réaffirmé son engagement indéfectible en faveur de la cause animale, un combat qu'elle mène depuis des décennies. Défendant avec ferveur les droits des animaux, elle n'a pas hésité à pointer du doigt certaines pratiques qu'elle juge inacceptables. D'ailleurs, son franc-parler lui a souvent valu des controverses, notamment après ses déclarations musclées contre la viande halal. Une prise de position qui a déclenché de vives réactions et relancé le débat autour de cette pratique.
"Laissés à l’agonie pendant de longues et douloureuses minutes"
En 2009, Brigitte Bardot avait écrit à La Dépêche pour évoquer les hamburgers 100 % halal servis au Quick de Basso Cambo. Des sandwichs "faits avec des bœufs saignés à vif et laissés à l’agonie pendant de longues et douloureuses minutes", avait-elle souligné. Des allégations que l'abattoir sarthois s'était empressé de démentir. Selon ce dernier, Quick respecte en effet "la tradition musulmane tout en prenant en compte la souffrance animale." Manque de chance... cela n'avait pas convaincu l'actrice.
Brigitte Bardot cite l'IFOP dans son argumentaire
Pour Brigitte Bardot, les animaux abattus de cette manière "sont égorgés en toute conscience, sans aucun étourdissement, et dans la souffrance". C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle se bat pour "imposer l’étourdissement des animaux avant leur saignée". "72 % des Français désapprouvent la dérogation qui permet de ne pas étourdir les animaux avant leur abattage", avait-elle ajouté en citant les chiffres d'un sondage de l'IFOP.
"Des instruments très aiguisés"
"Nous agissons avec des instruments très aiguisés, qui permettent de couper l’œsophage et les deux vaisseaux sanguins jugulaires, afin de mettre le sujet égorgé hors sensibilité très rapidement", avait renchéri l'abattoir Socopa de la Ferté Bernard. "Nous agissons conformément au cahier des charges transmis par la Grande mosquée d’Evry, qui accrédite les sacrificateurs qui travaillent pour nous". Et d'ajouter : "Nous ne procédons pas par choc électrique". Un débat qui n'avait pas manqué de faire réagir.



