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"Sadomasochiste", Béatrice Dalle confesse son vice à 60 ans : "Je l'assume"

Il existe dans le paysage français ces personnalités impossibles à ranger et impossibles à réduire à une catégorie définitive dont Béatrice Dalle fait partie. Considérée comme une actrice hors cadre, véritable électron libre du cinéma hexagonal, elle cultive en effet depuis plus de trente-cinq ans un rapport frontal à elle-même et au monde. Une forme de liberté brute qui fascine autant qu’elle déroute.
Béatrice Dalle cash dans ses révélations
Son authenticité éclate à chacune de ses interviews où Béatrice Dalle ne s’embarrasse jamais de diplomatie. Déjà en 2020, à l’occasion de la sortie du film “Lux Æterna” de Gaspar Noé, elle s’était confiée à L’Obs dans un entretien d’une rare intensité. Face à Charlotte Gainsbourg brûlée vive sur un bûcher dans ce film expérimental, elle se révélait tout aussi incandescente dans ses mots. « Je suis sadomasochiste, je le reconnais et je l’assume », affirmait-elle alors en revendiquant son attirance pour ce qu’elle nomme la « violence sexy ». Dans un parallèle audacieux entre religion et érotisme, elle ajoutait : « Il n’y a rien de plus érotique que le Christ crucifié. C’est sur le Christ de Caravage que je fantasme ».
Des choix qui reflètent sa personnalité
Chez Béatrice Dalle, le sacré et le charnel ne s’opposent pas : ils se répondent, se mêlent, s’embrasent. Son discours n’est toutefois pas celui d’une provocation calculée, mais d’une parole instinctive, viscérale, libre de toute contrainte morale. Une sincérité radicale qui se retrouve dans sa vie amoureuse et les hommes avec qui elle a partagé sa vie Après avoir été en couple avec JoeyStarr, elle est tombée amoureuse d’un détenu lourdement condamné. Elle a même admis, sans détour, avoir « frappé tous les hommes » qu’elle a aimés.
L’image d’une femme indomptable
Des confessions qui, chez n’importe quelle autre personnalité, auraient pu susciter la controverse. Chez elle, elles participent de ce mythe vivant qu’elle incarne : celui d’une femme indomptable, rétive à toute norme. Dans un monde médiatique de plus en plus policé, Béatrice Dalle reste donc un phénomène culturel à part. Elle ne cherche pas à plaire ; elle cherche à être vraie. Et c’est sans doute pour cela qu’elle continue de fasciner, trente-cinq ans après 37°2 le matin.
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