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"Ramener une personne à son origine…" : cette fois où Sophia Aram aurait "franchi la ligne rouge"

La polémique ne cesse d’enfler autour de Sophia Aram, déjà fragilisée ces derniers jours par une autre affaire médiatique. Tout a commencé avec le départ remarqué de l’humoriste suisse Julie Conti de France Inter. Dans un sketch diffusé à la mi-mars dans l’émission de Nagui La Bande originale, cette dernière avait ironisé sur "l’avis d’un humoriste islamophobe. Malheureusement, Sophia Aram ne passe que le lundi".
Sophia Aram dans la tourmente
Une pique qui avait déclenché des rires en plateau… mais aussi une onde de choc en coulisses. Face à cette séquence, Sophia Aram avait rapidement réagi dans une lettre ouverte publiée dans Le Point, dénonçant un climat de harcèlement et interpellant directement Nagui. Elle y critiquait ce qu’elle considère comme une mise au pilori liée à ses prises de position, notamment sur certains débats politiques sensibles. Une première tension qui avait déjà mis en lumière les divisions au sein même de la station. Mais une seconde controverse est venue raviver les critiques, cette fois autour d’une chronique publiée dans Le Parisien.
L'humoriste dans le collimateur
Dans ce texte, l’humoriste commentait avec ironie une initiative de militants propalestiniens en direction de Gaza, parmi lesquels figuraient Greta Thunberg et l’eurodéputée Rima Hassan. "En plus du niveau de souffrance auquel les Gazaouis sont confrontés, il aura fallu ajouter cette semaine le cynisme de Greta Thunberg et Rima Hassan faisant semblant de leur apporter un sachet de farine, deux Doliprane et trois serviettes hygiéniques", écrivait-elle. Le ton se voulait satirique, fidèle à son style. Pourtant, certaines formules ont rapidement fait réagir. La Société des journalistes du Parisien/Aujourd’hui en France est montée au créneau, dénonçant une dérive. Dans un message publié sur X, elle estime que la chronique "franchit […] une ligne rouge". En cause notamment, les surnoms utilisés, comme "Miss Krisprolls" pour désigner Greta Thunberg, ou encore des références à des marques suédoises.
Communiqué de la SDJ --- sur la dernière chronique de Sophia Aram dans Le Parisien pic.twitter.com/NE7Wci5NJA
— SDJ Le Parisien (@sdj_Le_Parisien) June 17, 2025
Une chronique qui ne passe pas
C’est précisément sur ce point que la critique s’est cristallisée. "Même dans un trait d’humour, il n’est jamais très inspiré de ramener une personne à son origine pour la discréditer", écrit la SDJ. Une phrase forte, qui résume le cœur du reproche : celui d’un humour jugé déplacé dans un contexte déjà extrêmement sensible. L’organisation rappelle également que "le racisme, qui est un délit, n’est pas tolérable", appelant la direction à faire preuve de vigilance. Cette prise de position interne est loin d’être anodine. Elle souligne un malaise plus large autour des limites de la satire, surtout lorsqu’elle touche à des sujets internationaux et humanitaires. Car si Sophia Aram revendique régulièrement un ton libre et sans concession, ses détracteurs estiment que certaines lignes ne devraient pas être franchies, même au nom de l’humour.
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