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Rachida Dati (59 ans) "solide et expérimentée" : bras de fer avec une ex-ministre, elles vont croiser le fer à Paris

Rachida Dati (59 ans) "solide et expérimentée" : bras de fer avec une ex-ministre, elles vont croiser le fer à Paris
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L’ancienne Garde des Sceaux ne sera bien entendu pas seule dans cette course qui s’annonce disputée et stratégique. Face à elle, Les Républicains ont en effet décidé de soutenir une figure de poids : Michel Barnier, ancien Premier ministre et visage bien connu de la diplomatie européenne. Un choix qui n’est pas sans froisser Rachida Dati, pourtant issue de la même famille politique. L’ancienne garde des sceaux accuse même certains cadres LR de vouloir l’empêcher de s’imposer dans la capitale en évoquant un « parachutage » organisé pour la faire échouer. Lors d’un café politique organisé le 21 juillet à la brasserie Solférino (Paris 7e), elle n’a pas mâché ses mots contre ce qu’elle qualifie de manœuvre politique orchestrée.

Rachida Dati dans un bras de fer face à un ex-ministre

Le duel à droite dans lequel Rachida Dati figure ne sera d’ailleurs pas le seul combat particulièrement disputé auquel nous allons assister. À gauche, le Parti socialiste entend en effet jouer sa carte en proposant une candidate de poids : Frédérique Bredin. Ancienne ministre de François Mitterrand et personnalité bien connue des années 90, cette dernière effectue un retour remarqué sur la scène politique après une longue pause dans le secteur privé. Le conseil fédéral parisien du PS a ainsi validé sa candidature à l’unanimité en saluant une femme « solide et expérimentée », selon Emma Rafowicz, en charge des élections à la fédération de Paris.

Des attaques personnelles qui se multiplient

Cette triangulaire inédite entre une ministre en poste, un ancien chef de gouvernement et une ancienne ministre de gauche donne à cette partielle des allures de test grandeur nature pour les ambitions municipales de chacun. Il faut dire que c’est aussi pour Rachida Dati une manière de consolider sa présence à Paris avant 2026, où elle vise ouvertement la mairie. L’actuelle ministre de la Culture dénonce notamment une instrumentalisation de Michel Barnier et des attaques personnelles à son encontre. « Les trouillards, les losers, ça n’a jamais construit ma vie » a-t-elle lancé, plus déterminée que jamais.

L’enjeu est de taille

La bataille pour la 2e circonscription parisienne s’annonce donc féroce, entre ambitions personnelles, règlements de comptes partisans et retour inattendu de figures historiques de la gauche. Un scrutin à fort enjeu qui dépasse le simple cadre d’une élection partielle.

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