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"Quand le déni a aussi un nom" : Yannick Noah dans le viseur d’une association qui accompagne les victimes de violences sexuelles et sexistes, tous les détails !

"Quand le déni a aussi un nom" : Yannick Noah dans le viseur d’une association qui accompagne les victimes de violences sexuelles et sexistes, tous les détails !
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C'est la dégringolade pour Patrick Bruel. Depuis janvier, les témoignages et les plaintes pour viols et agressions sexuelles se multiplient, et à mesure que l'affaire prend de l'ampleur, la pression devient intenable pour le chanteur de 67 ans, qui a fini par mettre sa carrière entre parenthèses. Ainsi, après avoir annulé le mois dernier les dernières représentations de sa pièce Deuxième partie, c'est au tour de sa tournée Alors regarde 25 d'être annulée, tout comme ses concerts prévus cet été dans les festivals.Mais ce n'est pas tout : Patrick Bruel a également choisi de prendre ses distances avec les Enfoirés, mettant fin à 33 ans de participation. Et pendant ce temps, le dossier judiciaire continue de grossir. Début juillet, trois nouvelles plaintes sont venues s'ajouter aux précédentes : deux femmes accusent l'interprète de Place des Grands Hommes de viols, tandis qu'une troisième affirme avoir été agressée sexuellement alors qu'elle était encore mineure.

Le nom de Yannick Noah cité dans l'affaire Patrick Bruel

Cette dernière se prénomme Maya. Les faits qu'elle décrit remontent à septembre 1992, lors de l'US Open de tennis à New York, où elle était alors bénévole. Selon elle, Patrick Bruel aurait d'abord tenté de l'embrasser avant de glisser sa main sur sa poitrine. Mais l'histoire ne s'arrêterait pas là : quelques jours plus tard, elle se serait rendue dans la chambre d'hôtel du chanteur, où se trouvait alors Yannick Noah. C'est dans cette même chambre qu'elle affirme avoir subi une nouvelle agression sexuelle.Voilà en tout cas ce qu'avance l'association Defragmentees.fr, dont la mission est d'accompagner les victimes de violences sexistes et sexuelles dans la révélation des faits qu'elles ont subis auprès de leurs proches. Et le 22 juillet dernier, ses membres n'y sont pas allés par quatre chemins sur Instagram, mettant directement en cause Yannick Noah. En légende de leur publication, un message sans détour : "Quand le déni a aussi un nom".

Le chanteur dans le viseur d’une association qui accompagne les victimes de violences

Avant de détailler ce qu'il se serait passé dans cette fameuse chambre d'hôtel, l'association tient à replanter le décor. En ouvrant la porte, Yannick Noah aurait lancé à son ami sur le ton de la plaisanterie : "Ah ben Bru, tu les prends à la maternelle maintenant !". Interrogé par Mediapart, l'ancien champion de tennis confirme avoir été consultant pour Canal + à cette époque, et reconnaît avoir remis des accès au tournoi à Patrick Bruel. En revanche, impossible pour lui de se souvenir d'une quelconque agression : "S'il s'était passé quelque chose de grave en ma présence, je m'en serai souvenu".Une explication qui passe mal du côté de Defragmentees.fr. Sur Instagram, l'association ne mâche pas ses mots : "Le propos de Noah nous bute. Pourquoi ? Parce que Noah pense sincèrement être en capacité de voir quand des violences sexuelles ont lieu ou pas". Et de poursuivre, non sans ironie : "On lui dit que nous sommes toustes dans un déni profond de ces violences [...] Mais non, Monsieur Yannick Noah, lui est capable de capter, lui est au-dessus de tout ça, lui s'en serait souvenu [...] Pour nous, la certitude de Noah est caduque et loin d'être humble". Pour l'heure, l'ancien numéro un français n'a pas réagi à ces accusations.

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